Avis Manga Glénat : L’École emportée – Édition originale – Tomes 3 et 4

Si vous pensiez avoir tout vu après avoir découvert les 2 premiers tomes de « L’École emportée« , vous n’êtes clairement pas prêts ! Le manga de Kazuo Umezu continue en effet de monter en puissance, avec un tome 3 disponible depuis décembre dernier aux éditions Glénat. Les élèves parviendront-ils à se débarrasser de la fourmi géante ? Et si cette menace n’était que le début d’une succession d’épreuves de plus en plus douloureuses… C’est parti pour notre avis !

– Mise à jour de l’article avec notre avis sur le tome 4, disponible le 19 janvier 2022 –


Avis Manga Glénat : L’École emportée – Édition originaleSynopsis : La mystérieuse fourmi géante a décimé une partie des élèves de l’école Yamato. Sans autre option, ces derniers se lancent alors dans une expédition punitive. Et si cette créature monstrueuse, en apparence indestructible, était le fruit de l’imagination de Nakata, un élève à l’imagination fertile ? La psyché humaine serait-elle puissante au point de modeler l’environnement lui-même ? Faudra-t-il sacrifier Nakata pour se débarrasser du monstre ?


Avis Manga Glénat : L’École emportée – Édition originale


Disons le franchement : dans ce tome 3 de « L’École emportée – Édition originale », les enfants vont sacrément morfler… Les premières pages débutent avec la mise en place d’une expédition punitive pour aller tuer la fourmi géante, qui a déjà fait des dégâts parmi les enfants. Mais un mystérieux dessin, retrouvé dans l’école, va rapidement chambouler leurs plans. Nakata en est l’auteur, mais ne l’a dessiné alors qu’il n’était qu’au CP. La fourmi serait-elle le fruit de son imagination ? Ce monde mystérieux matérialise-t-il leurs cauchemars ? Certains élèves en déduisent rapidement qu’en tuant Nakata, la menace disparaitra avec lui… Forcément, la situation va encore plus diviser les élèves, certains souhaitant se débarrasser de Nakata, d’autres préférant le protéger. Sho devra, une nouvelle fois, prendre une décision radicale. Mais tout ceci n’est que le début d’un tome extrêmement riche, qui ne vous laissera pas une seule minute de répit. Après la fourmi géante, place aux bébés fourmis, qui dévorent tout sur leur passage, puis à la maladie. Une maladie très contagieuse qui n’est autre que la peste (c’est ce qu’en déduisent les enfants) et qui va provoquer un véritable drame au sein de l’école. Des groupes se forment, allant même jusqu’à traquer et tuer les enfants potentiellement infectés. Le bilan humain précédemment établi (il reste 811 élèves, et 51 personnes sont mortes) pourrait bien être revu rapidement à la baisse.

La tension est donc à son comble dans ce tome 3, souvent violent et prenant aux tripes. Certes, l’ensemble est parfois tiré par les cheveux (que l’on parle des réactions excessives de certains enfants, toujours prêts à tuer les autres au moindre dérapage, ou encore de la façon dont ils retrouvent un élève infecté en particulier), mais on se prend au jeu. Même si des leaders ont été nommés, il est bien difficile de gérer un nombre si élevé d’élèves, aux réaction parfois imprévisibles. A l’image d’une société, des groupes de forment, s’opposent, et la violence est bien présente. Quelques notes d’espoir sont présentes, des liens se créent, mais l’ensemble reste fragile. Et cette succession d’événements tragiques n’augure rien de bon. Rythmé et très beau visuellement, malgré une trop grande ressemblance entre certains enfants nous perdant quelque peu, ce tome 3 est vraiment réussi. « L’École emportée – Édition originale » est un manga choc. Il nous envoie en pleine face certaines dérives de notre société, mais le tout met en scènes des enfants. Leurs malheurs sont d’autant plus rudes et touchants, même si certaines de leurs réactions pourront agacer. Le rythme de ce tome 3 est quoiqu’il en soit intense, et nos jeunes héros n’ont jamais le temps de souffler, les drames s’enchaînant à grande vitesse. Nous avons hâte de découvrir la suite, prévue pour le 19 janvier prochain.


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L’École emportée – Édition originale - Tome 4 lageekroomL’École emportée – Édition originale – Tome 4 : après un tome 3 réussi en tout point, nous avions hâte de découvrir la suite du manga de Kazuo Umezu. Les galères (et le mot est faible) s’enchaînent pour les enfants : après la fourmi géante et la peste, place aux pluies diluviennes ! Mais avant cela, ce tome 4 démarre avec la mère de Sho, persuadée que son fils est toujours en vie. Elle s’en prend même aux mères des autres enfants disparus, qui vont déposer des fleurs devant un mémorial. Enervée, voire même violente, la mère de Sho en devient rapidement exécrable. On peut concevoir qu’elle reste convaincue que son fils est toujours en vie (elle l’a déjà entendu, et cela va se reproduire), mais son comportement est franchement agaçant. Il en résulte des séquences totalement abracadabrantesques. Concrètement, la mère de Sho va entendre son fils à travers son poste de télévision. Ce dernier va lui demander d’aller cacher des médicaments contre la peste dans le ventre de l’homme qui deviendra la momie découverte dans le tome précédent. Comme les enfants sont dans le futur, Sho espère que cette action fera apparaître ces médicaments dans le ventre de la momie, à son époque. Seulement voilà, dans le présent de la mère de Sho, cette fameuse momie est un homme (et qui plus est célèbre), bel et bien vivant. Totalement tirée par les cheveux, cette séquence a failli nous sortir totalement du récit. L’idée reste bonne, mais sa mise en place est souvent (et malheureusement) absurde.

Retour vers le futur, avec Sho et ses camarades (plus de la moitié sont déjà morts), qui vont devoir faire face à de très fortes pluies. Ils avaient prié pour avoir de l’eau, les enfants vont être servis. Mais ce n’est rien à côté de ce qui les attend, à commencer par l’apparition de mystérieux champignons et du retour de Sekiya, plus violent que jamais avec eux. La nature humaine montre une nouvelle fois ce qu’elle a de plus sombre, et ce tome 4 devient à nouveau accrocheur. Certes, les réactions des enfants sont parfois « étranges », mais le parallèle avec nos réactions d’adulte est là. Ce tome 4 propose également un aspect écologique, et aborde la religion. Si Dieu existe vraiment, pourquoi laisse-t-il les enfants dans cette misère ? Que l’on croit ou non en un être supérieur, on s’accroche parfois à lui lorsque l’on est poussé dans ses derniers retranchements. Certains enfants ont besoin de ça pour avancer, et on peut les comprendre. Le dynamise est quoiqu’il en soit au rendez-vous, et tout s’enchaîne très (trop ?) vite. Les dessins sont une nouvelle fois percutants, avec de grandes illustrations exprimant une certaine noirceur. Au final, et malgré ses qualités, ce tome reste un cran en dessous à nos yeux, la faute au comportement exaspérant de certains personnages, la mère de Sho en tête. La suite reste néanmoins prometteuse, avec une fin qui donne envie d’avoir enfin quelques réponses !


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