Avis Manga Meian : Konosuba : Sois Béni Monde Merveilleux ! – Tome 1

Le genre isekai est largement représenté chez nous ces derniers mois, et nous avons eu la chance de découvrir récemment des œuvres comme « Cube Arts » ou encore « Cautious Hero » pour ne citer qu’elles. Le pitch de « Konosuba » est on ne peut plus classique : Kazuma Satô vient de perdre la vie et se retrouve dans un autre monde pour aller botter les miches du Roi Démon », de quoi hurler au déjà-vu mais détrompez-vous, car le manga de Masahito Watari et de Natsume Akatsuki a bien d’autres atouts à proposer. C’est parti pour notre avis sur ce premier tome, disponible depuis le 29 juin 2020 aux éditions Meian.


Avis Manga Meian : Konosuba : Sois Béni Monde Merveilleux ! - Tome 1Synopsis : Le jeune Kazuma Satô, fan de jeux vidéo qui ne sortait plus de sa chambre, perd la vie dans un accident de voiture… Mais c’est loin d’être la fin pour lui ! Il rencontre une jolie jeune femme prétendant être une déesse, qui le réincarne dans un autre monde. Ainsi commence le périple de Kazuma pour vaincre le Mao… Pense-t-il ! Mais c’était sans compter sur la présence de la déesse Aqua, celle qui l’a réincarné, ainsi que sur Megumin, une lolita qui adore la magie explosive… et sur la difficulté de subvenir à ses besoins primaires dans ce monde où il faut quand même travailler pour vivre ! Ce premier tome est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis Manga Meian : Konosuba : Sois Béni Monde Merveilleux ! - Tome 1


Vous l’aurez compris, il ne faut absolument pas s’arrêter au synopsis ultra classique de notre manga du jour. Au contraire, ce pitch joue avec les clichés pour mieux les détourner. Notre héros doit aller faire la peau au Roi Démon ? Et s’il n’en avait tout simplement pas envie ! La Déesse Aqua va l’accompagner pour lui faire bénéficier de ses pouvoirs ? Peut-être pas… Les auteurs prennent donc à contrepied le lecteur pour proposer un premier tome franchement drôle, parfois parodique mais en tout cas bien écrit ! La licence « Kono subarashii sekai ni shukufuku o! » ne vous est d’ailleurs peut-être pas inconnue, ayant déjà été adaptée en jeu vidéo ou en anime, le tout étant adapté d’une série de romans. La version papier est disponible au Japon depuis 2013 et s’est achevée en 2020 après 17 volumes. Autant dire que nous ne sommes pas au bout de nos surprises, mais revenons-en à notre équipe de bras cassés. Nos héros vont devoir accepter des missions pour gagner de quoi se nourrir et se loger, mais surtout monter en niveau pour débloquer des compétences et se mettre sur la tronche avec des crapauds géants, en attendant de pouvoir faire face à des ennemis plus coriaces. Malheureusement, notre héros Kazuma est un vrai gamin, et préfère utiliser ses sorts fraîchement appris pour remplir des verres d’eau ou envoyer des rafales de vent dans la tronche de ses camarades. Et parlons-en d’ailleurs de toutes ces jolies filles qui l’accompagnent. Nous avons Aqua, la déesse archi-prêtresse qui ne sert pas à grand chose (elle a été embarquée malgré elle dans cette aventure), Darkness, une femme-chevalier aux penchants légèrement masochistes, et enfin Megumin, une magicienne ultra puissante. Enfin sur le papier seulement, cette dernière ne connaissant qu’un seul sort de destruction, qu’elle ne peut utiliser qu’une fois avant de s’effondrer de fatigue. La fine équipe, comme dirait l’autre.

Les différents personnages sont rapidement attachants et leurs caractères font mouche. Les relations entre Kazuma et toutes ces filles sont bien développées et vraiment marrantes, et celui-ci ne mâche pas ses mots. Ce premier tome ne propose pas de réel scénario (à part le pitch de base ultra classique) et se contente d’un enchaînement de séquences, la plupart bourrées d’humour. Et franchement, ça fonctionne bien ! Certaines scènes sont vraiment drôles, comme lorsque Kazuma apprend le sort « steal », censé lui permettre de voler un objet au hasard sur sa cible. Seulement voilà, à chaque fois qu’il l’utilise sur une des filles, il se retrouve avec une culotte ou un soutien-gorge dans la main. On citera également cette scène durant laquelle Megumin part s’entraîner à balancer son sort, et elle s’exerce sur un vieux château abandonné. Malheureusement, celui-ci est occupé par un Dullahan, un monstre mort-vivant ultra puissant. Le pauvre n’en peut plus d’être victime de ces attaques qui le plongent dans la déprime et lui coupent l’appétit. Le passage durant lequel il vient râler au village est vraiment excellent. Vous l’aurez compris, ce tome nous fait découvrir cet univers atypique (dans lequel les légumes de barrent en volant quand on veut les manger, si si…), ainsi que les nouvelles coéquipières de Kazuma, le tout via quelques missions ou morceaux de vie pleins d’humour et d’énergie. Cette fraîcheur (avec parfois un léger aspect coquin) fait donc oublier le côté ultra classique de l’ensemble et le manque de trame narrative ! Du côté des dessins, on retrouve quelques bouilles vraiment chouettes et des héroïnes bien mises en valeur. Rien de fou n’est à signaler en terme de mise en scène, et on aimerait presque que certains personnages soient davantage mis en avant. Le caractère très particulier de Darkness par exemple pourrait donner lieu à quelques délires plus poussés.


A lire également :


Alors que « Konosuba : Sois Béni Monde Merveilleux ! » a tout de l’isekai ultra classique comme on en voit énormément, il se démarque sans mal grâce à ses personnages et son humour, limite parodique. Notre héros n’a presque pas envie d’aller se farcir le Roi Démon, tandis que ses nouvelles alliées s’avèrent bien souvent peu utiles. C’est franchement drôle, et certaines séquences valent le détour ! Visuellement, ce premier tome reste un peu trop sage à nos yeux, mais nos héroïnes bénéficient d’un joli soin. A voir si une intrigue un peu plus consistante se mettra en place pour la suite (le tome 5 est disponible depuis fin janvier au passage), histoire de complètement nous accrocher !


Lageekroom

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.