TEST : Tandem : A Tale of Shadows, une jolie surprise made in France

Sorti depuis quelques jours et développé par le studio parisien Monochrome, Tandem : A Tale of Shadows nous faisait de l’œil depuis quelques temps ! Nous aimons beaucoup ce genre de jeu de plateformes/réflexion, et l’univers « de type victorien inspiré par Tim Burton, Jules Verne et Conan Doyle », annoncé par la fiche du jeu sur les différents stores, avait de quoi intriguer. Nous nous sommes donc lancés dans cette aventure en compagnie de la jeune Emma et de Fenton, un ours en peluche, et il est temps de vous donner notre avis. 


TEST : Tandem : A Tale of Shadows lageekroom Tandem : A Tale of Shadows s’inscrit dans la lignée de titres tels que Shady Part of Me ou encore Contrast, sans oublier quelques œuvres cultes comme Limbo ou encore Inside. Mais c’est clairement du premier titre cité que notre jeu du jour se rapproche le plus, avec des énigmes qui vont vous demander de faire intervenir nos 2 petits héros, partis à la recherche du célèbre magicien Thomas Kane. Le jeu se divise en 5 mondes contenant plusieurs chapitres (il y en a 45 en tout), et vous devrez progresser en résolvant des énigmes qui deviendront de plus en plus complexes. Rassurez-vous, le titre est tout à fait accessible et vous serez rarement bloqués, à moins de passer à côté d’un passage dans les décors, parfois (voire même souvent) sombres.


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A l’image de Contrast, les ombres ont une place importante dans le gameplay. Lorsque l’on contrôle Emma, cette fillette de 10 ans, la caméra se place en vue de dessus. Emma découvre les différents environnements, doit se cacher lorsque des menaces pointent le bout de leur nez, et doit surtout découvrir des clés pour ouvrir les différentes portes. Mais de nombreuses zones sont inaccessible, et devront être débloquées avec Fenton, le petit ourson. Ce dernier se contrôle en vue horizontale, et devra actionner des leviers ou encore faire sonner de petites cloches pour attirer les ennemis et laisser Emma naviguer en sécurité. Chose importante : Emma et Fenton ont besoin l’un de l’autre pour progresser. Concrètement, Emma devra déplacer certains éléments du décor ou utiliser sa lanterne pour gérer la lumière et créer des zones d’ombres, que Fenton pourra utiliser comme plateforme. C’est vraiment bien fichu, et bien que ce gameplay puisse laisser croire que le jeu se joue en coop, ce n’est pas le cas, et l’aventure sera à déguster en solo.


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On découvre donc avec parfois une certaine admiration le travail réalisé sur les décors et l’ambiance en général. On ne nous avait pas menti, et on retrouve bien l’univers si particulier de Tim Burton, que l’on parle des environnements ou des personnages, et certains niveaux bénéficient d’une très belle direction artistique. En 2D avec Fenton, on passe en noir et blanc, avec un travail sur les contrastes et les lumières très réussi. Il ne fait aucun doute que le jeu immerge dès les premiers tableaux, malgré la vue de dessus qui demande un temps d’adaptation et une narration assez simpliste. C’est peut-être même le plus gros défaut du jeu : l’histoire est assez basique, et nous avons eu du mal à nous y intéresser malgré une certaine noirceur paradoxalement attirante. On enchaîne les différents chapitres sans trop comprendre ce qu’on fait là, et on se contente au final de terminer les différentes énigmes, heureusement bien fichues. La courbe de progression est intéressante au sein de chaque monde, et si les premières énigmes sont faciles et servent à vous mettre dans le bain, d’autres seront plus corsées. Mais comme nous le disions un peu plus tôt, rassurez-vous, il n’y a rien d’insurmontable. Il faudra faire preuve de logique, et tout se passera bien. Le gameplay est assez évolutif, et différentes mécaniques apparaissent d’un chapitre à l’autre. On découvrira par exemple des blobs à découper ou à fusionner pour créer des plateformes ou encore des tuyaux à remplir de liquide pour créer des chemin pour Fenton. Chaque monde se termine par un boss, et celui lié à la cuisine est vraiment excellent. Côté durée de vie, il faudra compter environ 5h en ligne droite (tout à fait correct pour un jeu du genre), et 2h de plus pour découvrir tous les passages secrets et débloquer le trophée platine (nous avons terminé le jeu sur PS4).



Tandem : A Tale of Shadows est donc véritablement accrocheur et ne s’avère jamais frustrant. Visuellement, c’est vraiment très chouette, avec une direction artistique travaillée. Les environnements (cuisine, bibliothèque, salle de spectacle) proposent des couleurs et des ambiances différentes, avec une mention spéciale pour le jardin, aux effets de lumière vraiment très chouettes. Les animations de Fenton ne sont pas en reste, et l’ours en peluche s’avère vite attachant, contrairement à Emma, bien trop classique. Une sorte d’Alice au pays des merveilles que l’on a l’impression d’avoir déjà croisée trop souvent… C’est dommage, et c’est la seule fausse note d’un jeu qui parvient au final à trouver son identité. Ce n’est pas toujours facile lorsque l’on se lance dans un titre de ce genre, mais on peut dire que les parisiens de Monochrome ont réussi leur pari ! On terminera avec un mot sur la musique, très réussie elle aussi. Certaines pistes restent en tête, avec des sonorités aussi poétiques qu’horrifiques. 


Les +

  • gameplay évolutif, avec 2 personnages bien complémentaires
  • belle direction artistique, avec de chouettes idées visuelles
  • décors variés et détaillés
  • bande-son réussie
  • durée de vie correcte pour le prix
  • certaines énigmes bien fichues
  • difficulté loin d’être frustrante
  • les boss

Les –

  • narration limitée
  • la fin, qui arrive comme un cheveux sur la soupe
  • quelques bugs visuels qui font tâche (visage de l’héroïne qui disparait à chaque fin de niveau ou presque)
  • des petites imprécisions de gameplay (pour attraper un élément à déplacer par exemple)
  • les cinématiques qui rament

Lageekroom

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