Avis BD Editions Drakoo : La Baleine blanche des mers mortes

Notre bande-dessinée du jour est un véritable coup de cœur ! Adapté du roman « Mers Mortes » d’Aurélie Wellenstein (ici au scénario), « La Baleine blanche des mers mortes » est un ouvrage aussi sublime que poignant, mis en image par Olivier Boiscommun. Un Paris dévasté, des marées fantômes habitées par des monstres marins venus se venger, et une humanité qui tente de survivre et qui paye le prix de ses actes passés : voilà ce qui nous attend dans cette histoire complète, qui a su nous accrocher de la première à la dernière page. C’est parti pour notre avis !


Avis BD Editions Drakoo : La Baleine blanche des mers mortesSynopsis : Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Dans un monde changé en désert, la mer fantôme revient hanter les hommes. Paris en ruines tremble sous l’ombre d’une baleine blanche et seuls les musiciens de l’Opéra parviennent à canaliser sa fureur en jouant pour elle. Jusqu’au jour où deux voyageurs s’en mêlent : une femme qui danse avec les méduses et un homme au passé trouble. Sont-ils du côté des survivants ou de celui des spectres ? L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis BD Editions Drakoo : La Baleine blanche des mers mortes


Si « La Baleine blanche des mers mortes » nous fait suivre les aventures de Bengale et Chrysaora, l’ouvrage met également en avant les animaux, qui sont au cœur du récit. On nous annonce d’emblée la couleur : « on aurait pu sauver ce monde. Mais non, on était trop paresseux, trop égoïstes« . Voilà qui donne le ton, et on apprend donc rapidement que les mers et les océans sont morts, et que la planète tombe littéralement en poussière. Et pourtant, on nous parle de marée haute, mais il n’est pas question d’eau mais des fantômes de ces animaux tués par les hommes. Un phénomène aléatoire mais toujours mortel, dont les « eaux » ne noient pas les humains mais portent les animaux assoiffés de vengeance venus dévorer les âmes des vivants. Bengale tente de survivre à tout ça, et va rapidement rencontrer Chrysaora, une jeune femme qui danse avec les méduses. Elle est presque l’une d’entre elles, et passe donc inaperçue lorsque les marées se déclenchent. Nos 2 héros, très différents mais néanmoins complémentaires, vont rejoindre l’Opéra Garnier et faire la connaissance d’un groupe de personnages protégés par un exorciste. Porté par des musiciens (dont le fils du chef a vu son âme se faire dévorée par une baleine), le groupe survit en jouant de la musique et apaisant la baleine géante qui hante les lieux. Mais les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit, et l’humain va une nouvelle fois prouver que la vraie menace dans tout ça, c’est lui. Quant à Bengale et Chrysaora, ils vont nous réserver pas mal de surprises que nous vous laissons découvrir.

Comment ne pas être immergé dans cette histoire, bien écrite et portée par des personnages intéressants. L’écologie est bien évidemment au cœur du récit, et les thèmes forts sont abordés avec justesse. L’ensemble est bien amené, nous touche et nous amène à réfléchir. Une nouvelle fois, c’est l’humain qui détruit la nature, et on ne serait clairement pas grand chose sans elle. Comment avoir de l’empathie pour ces personnages qui passent leur temps à tuer ! Nos héros Bengale et Chrysaora sont quant à eux bien différents, et nous allons en apprendre davantage sur leur passé. Quelques petites légèretés et touches d’humour s’invitent même lors de la lecture, à commencer par le blouson de notre héros représentant une méduse, mais qui rappelle «  »étrangement le logo du Punisher. L’univers présenté est quoi qu’il en soit très riche, et donne clairement envie de découvrir le roman d’origine ! Visuellement, Olivier Boiscommun a fait un sacré boulot ! En d’autres termes, c’est magnifique ! Mettre en image ce genre d’univers n’est pas simple, mais la richesse des environnements explose page après page, avec des illustrations absolument superbes dessinées à l’aquarelle. Le choix des couleurs est parfait et souvent flamboyant, même si l’ensemble s’éloigne un peu du roman dans lequel on apprend via son autrice que « les marées fantômes étaient plus grises ». Certaines planches dégagent une émotion forte, notamment lorsque l’on découvre ces pêcheurs tuer sans aucune émotion une baleine et son petit, ou encore les dauphins pris au piège dans les filets.


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En plus d’être une claque visuelle, « La Baleine blanche des mers mortes » nous raconte une histoire poignante portée par des personnages bien écrits. Les thèmes abordés sont bien traités, et l’univers d’Aurélie Wellenstein est parfaitement mis en image par Olivier Boiscommun. Le duo nous livre donc une histoire qui fait réfléchir, parfois sourire, mais qui sait surtout nous toucher avec des séquences dures mais également très poétiques. C’est beau, intelligent, et ça plaira sans aucun doute à un large public. On ne peut, de notre côté, que vous encourager à découvrir l’ouvrage !


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