Avis Editions Glénat : Banana Sioule – Tome 1

Nouveauté Glénat du mois de mars à venir, le premier tome de Banana Sioule est signé Michaël Sanlaville, à qui l’on doit l’excellent Lastman ! Il sera ici question d’une discipline sportive, mais pas n’importe laquelle : la Sioule, au succès public écrasant mais à la violence indéniable. Un sport que va découvrir Hélèna, notre héroïne, dont le destin va être chamboulé. Nous avons eu la chance de recevoir ce premier tome (la série en comportera 3) avec un peu d’avance, et il temps de vous en parler.


Avis Editions Glénat : Banana Sioule critique bd manga lageekroomSynopsis : La sioule. De toutes les disciplines internationales, c’est la plus violente, la plus dangereuse… mais aussi la plus médiatique. Ce cocktail brutal de rugby et de dodgeball fidélise des millions de téléspectateurs à chaque match et les réseaux sociaux s’enflamment pour les joueurs qui sont des stars internationales. Du fin fond de sa campagne, Hélèna est bien loin de s’intéresser à toute cette folie. Lorsqu’elle n’aide pas son père à la ferme familiale, elle part camper en bord de mer avec ses amis. La vie est paisible ici. Couper du bois, s’occuper des vaches blessées, les séances de baignade avec Manille et les autres… Voilà le quotidien d’Héléna qui aime ce pays dans lequel elle a grandi… Mais son père rêve d’un autre destin pour elle : il n’est pas question qu’elle passe sa vie à nettoyer la bouse ! Un jour qu’elle prend l’air près de la falaise, une balle en cuir égarée déclenche en elle quelque chose de neuf. Quelques coups d’épaules plus tard, c’est la révélation…. et si son avenir était à l’École Supérieure de Sioule ?


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Ce premier tome démarre à cent à l’heure, durant un match de Sioule pendant lequel on découvre les « règles » de ce sport clairement physique. Puis on fait la connaissance de notre héroïne, Hélèna, une amoureuse de la nature qui compte bien aider son père à la ferme, même si ce dernier souhaite qu’elle fasse sa vie et découvre le monde. En compagnie de ses ami(e)s, Hélèna passe de bons moments, et on s’attache très rapidement à ce petit groupe de personnages qui n’hésitent à se charrier gentiment. On sourit souvent, et cette fraîcheur fait du bien. Mais Hélèna va rapidement rencontrer de nouveaux personnages, qui s’entraînent, à leur niveau, à la Sioule. Elle va immédiatement accrocher à ce sport atypique, où presque tous les coups sont permis. Les enjeux nous sont expliqués (même si on nous dit qu’au final, il n’y a pas de règles), et on entre dans le vif du sujet ! Faisant preuve de qualités sportives indéniables, Hélèna va tenter l’aventure, et s’inscrire au concours d’intégration à l’École Supérieure de Sioule. Il va lui falloir faire preuve d’un sacré courage, les épreuves étant particulièrement ardues.

Avec Banana Sioule, on passe un excellent moment ! Grâce aux personnages tout d’abord, attachants et bien écrits. Mais c’est surtout le dynamisme de l’ensemble qui fait plaisir. En d’autres termes, ce premier tome a carrément la pêche. On a souvent le sourire aux lèvres, en découvrant les dialogues mais surtout les scènes sportives, aux animations très réussies. C’est fun et décomplexé, et la narration est maîtrisée, les évènements s’enchaînant de manière fluide. On apprécie également le chara design des personnages, avec des courbes parfois arrondies et des bouilles vraiment réussies. Il manque peut être un peu de détails dans les arrière-plans, mais la lisibilité est du coup excellente. Concernant le récit, il se met doucement en place. L’énervement du père d’Hélèna lorsqu’elle lui annonce ses projets semble cacher quelque chose. La Sioule est apparemment un sujet sensible, et il nous tarde de découvrir le pourquoi de cette réaction quasi violente. Quant à Hélèna, nous avons hâte de l’accompagner dans son futur parcours, en ayant toujours cette petite inquiétude en tête qu’il lui arrive quelque chose.


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Ce premier tome de Banana Sioule est une franche réussite. Les personnages sont attachants et bien écrits, et certaines scènes sont ultra dynamiques, avec de très belles animations. Le grand format permet à Michaël Sanlaville de pleinement s’exprimer, et l’auteur nous fait bien souvent plaisir. Nous avons hâte de découvrir la suite de ce shonen sportif qui nous replonge en enfance !


Lageekroom

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