Avis Manga Kazé : Yakuza Reincarnation – Tomes 3 et 4

Après des débuts prometteurs, la série « Yakuza Reincarnation » est montée d’un cran ! Le tome 2 du manga dessiné par Hiroki Miyashita et scénarisé par Takeshi Natsuhara proposait en effet un rythme plus soutenu, de l’action mais également une certaine noirceur, mise en avant par des démons de plus en plus violents. Disponibles depuis le 9 mars et le 11 mai 2022, les tomes 3 et 4 sont entre nos mains (on remercie à nouveau chaleureusement les éditions Kazé), et il est temps de voir ce qu’ils ont dans le ventre. C’est parti !


Avis Manga Kazé : Yakuza Reincarnation – Tomes 3 et 4Synopsis : Fraîchement débarquée à Daniemi sous le costume d’une fille de joie, Ryû fait la connaissance de Carlo, un ancien mafieux… homme de main du groupe d’autodéfense de la ville, dont le boss a été assassiné par une bande de lâches. Il y a quelque chose de pourri dans la ville libre et, en aidant Carlo à se venger, la princesse est bien décidée à dévoiler le sombre complot politique qui ronge ses tristes bas-fonds…


Avis Manga Kazé : Yakuza Reincarnation – Tomes 3 et 4


Quoi de mieux pour se mettre dans le bain qu’un bon coup de latte dans les parties ! Dès la deuxième page de ce tome 3, les hostilités sont lancées et Ryû ne se laisse pas impressionner. Recherchés pour tentative d’assassinat et usurpation d’identité, la princesse et ses alliés sont passés par Tashtria (la moitié du village a été détruit) puis un village caché d’elfes (dans lequel certains y ont laissé des plumes, et des oreilles plus précisément) avant de débarquer à Daniemi. C’est là qu’ils font la connaissance de Carlo, qui cherche à se venger du meurtre de son boss. La ville, dont le commerce de jeunes filles fait partie des principales activités, est contrôlée par Emil Junkers, le secrétaire du roi du commerce. Il a la main mise sur l’eau dans la région et divise la population. Pire, il utilise le réseau de distribution de la ville pour son trafic de drogue, l’ôma. Il va falloir faire du ménage dans tout ça, et les démons vont forcément s’inviter à la fête. La scène durant laquelle Ryû découvre le trafic d’êtres humains dans les bas-fonds de la ville est assez poignante. Sa vengeance et les coups violents assénés aux trafiquants n’en sont que plus jouissifs ! Certains thèmes forts sont abordés dans ce tome, liés aux femmes notamment et aux enfants. On découvre des personnages attachants (notamment Carlo et son entourage), et Ryû compte bien les sortir du pétrin.

Ce tome 3 est toujours aussi bon, souvent jouissif lorsque les coups partent mais également touchant lorsque les personnages sont présentés et développés. Visuellement, ça claque fort, avec ce côté parfois brouillon qui est loin d’être gênant lors de la lecture, et qui donne au final un certain dynamisme. Certains personnages sont vraiment de gros pourris, à commencer par le secrétaire Junkers, et on a hâte de les voir mordre la poussière. Le personnage de Ryû est toujours aussi excellent ! La princesse (ancien yakuza dans notre monde, on vous le rappelle) balance de bonnes punchlines et ne se laisse pas faire ! En tant que femme, elle est souvent sous-estimée, à tord tant elle crée la surprise quand elle commence à s’énerver. La série continue donc sur sa lancée, et ce n’est pas pour nous déplaire !


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Avis Manga Kazé : Yakuza Reincarnation – Tomes 3 et 4Synopsis : « Après une vive altercation avec les autorités de Daniemi, Ryû décide de se mettre au vert et prendre le large ! Carlo le lance alors sur la piste de Dunia, une société secrète qui aurait le pouvoir de la cacher à ses poursuivants. Mais en chemin, la petite troupe tombe sur une bande de sirènes retenues captives par des pirates… »

Ca a pété fort dans le tome 3 de « Yakuza Reincarnation ». Le secrétaire Junkers s’est fait éclater (littéralement) la tronche, et le roi du commerce de Daniemi, son supérieur, vient reprendre les choses en main… avant de se prendre un bon gros coup de boule par Ryû, qui estime qu’il arrive un peu tard pour faire son mea-culpa. Du coup, c’est le bazar, et cerise sur le gâteau (façon de parler), les navires de l’ordre des chevaliers du roi Bretteur débarquent, avec toujours la ferme intention de mettre la main sur Ryû. Cette dernière doit fuir à nouveau avec ses compagnons, mais où aller ? Carlo lui donne alors une médaille, à présenter au cap des sirènes au Nord-est ! Voilà donc la prochaine destination d’une aventure qui ne faiblit pas en termes de rythme. Ryû n’a pas le temps de souffler, et nous non plus !

Malheureusement, les sirènes sont en mauvaise posture, traquées et capturées par des pirates. Leur chef, Sharknaido (vous noterez la subtilité de la référence), a une sale trogne, et ne va pas tarder à goûter aux poings de Ryû. Quant aux sirènes, elles sont, comment dire, assez particulières. Ce tome 4 s’avère tout aussi efficace que les précédents, et mélange habilement séquences d’action et d’autres plus sérieuses. On retrouve certains thèmes habituels liés au femmes, et l’une des sirènes crie d’ailleurs « j’ai horreur de tous ces clichés qui collent aux basques des sirènes… et des nanas en général ». On retrouve également une dénonciation du braconnage, avec une pauvre baleine qui a subi l’acharnement de chasseurs. Visuellement toujours aussi classe et virevoltant, le manga de Hiroki Miyashita et Takeshi Natsuhara continue sur sa lancée, sans fausse note et avec une énergie que l’on apprécie toujours autant. On ne s’attendait pas, après un premier tome un peu timide, à prendre autant de plaisir !


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