TEST : Contra: Operation Galuga, enfin un retour gagnant pour la licence ? (PS5)

La licence Contra a marqué de nombreux joueurs ! Sortie pour la première fois en 1987 en arcade, la série est désormais culte et a établi de nombreux codes du genre run and gun, mais les dernières années ont été plus compliquées. Le passage à la 3D ne s’est pas fait sans difficulté, et le dernier épisode en date, Contra: Rogue Corps, n’a clairement pas fait l’unanimité, et c’est peu de le dire. Alors forcément, quand on voit débarquer Contra: Operation Galuga, on est un peu méfiant. Ceci dit, le titre est développé par Wayforward Technologies, studio derrière quelques jeux familiaux sympathiques mais surtout Contra 4, un épisode de bonne facture sorti en 2007 sur Nintendo DS. Les développeurs ont donc déjà mis un pied dans l’univers de la licence, et il est temps de voir si ce dernier épisode vaut le coup d’œil. C’est parti pour notre test de la version PS5 du jeu, que nous avons eu la chance de recevoir de la part de l’éditeur. 


TEST : Contra: Operation Galuga (PS5)

Contra: Operation Galuga compte donc revenir aux sources et embarquer à nouveau les fans du genre, reprenant même quelques moments cultes des premiers jeux en les modernisant. Évacuons d’emblée le sujet qui fâche : la partie graphique. Le jeu n’est pas moche, loin de là, proposant quelques environnements et boss très sympathiques, et même quelques scripts de mise en scène efficaces, mais la direction artistique globale ne restera pas dans les mémoires. C’est propre et coloré, certains modèles 3D sont efficaces, mais le tout manque d’âme et d’identité, et même parfois de lisibilité. Le chara design divisera lui aussi, et il faut avouer que cet enrobage visuel ne donne pas forcément envie de prime abord. On regrette en effet notre bonne vieille 2D, mais ne vendons pas la peau de l’ours, car c’est manette en main que l’on se rend vraiment compte du potentiel du jeu.


TEST : Contra: Operation Galuga (PS5)


Le titre reprend le gameplay de la série, on avance et on dégomme tout ce qui bouge dans un déluge d’action ! Et de ce côté là, c’est super efficace et agréable à prendre en main. Le jeu est toujours aussi difficile, mais en plus du système « à l’ancienne », à savoir une balle/un mort, il est possible d’opter pour une barre de santé qui évite de mourir au moindre clignement des yeux, et d’opter pour un des 3 modes de difficulté. Autre nouveauté, le « sacrifice » d’un power-up. Le jeu titre propose en effet toujours un système d’armement avec les fameux power-up sous forme de lettre à choper durant l’action. Une certaine stratégie s’invite à l’action, car ces armes peuvent s’avérer bien plus efficaces dans certaines conditions et notamment face aux boss. On peut cumuler les power-up pour davantage booster ses armes (on peut en transporter 2 à la fois), et même, on y revient, les sacrifier !


TEST : Contra: Operation Galuga (PS5)


Via cette action appelée surcharge, l’arme choisie (et sacrifiée donc) libère une sorte de pouvoir, comme un ralentissement du temps, un bouclier, ou une pluie de boulettes qui arrosent l’écran. Parfois salvatrice, cette option s’ajoute au côté stratégique du jeu, et il faudra l’utiliser à bon escient. Mais ce n’est pas tout, car il est également possible de débloquer, via les jetons gagnés dans le jeu, des compétences au lancement des missions (arme spéciale, vie supplémentaire). Une option plutôt sympathique mais qui dénature un peu à nos yeux l’équilibrage général du jeu. On notera également que chaque personnage jouable dispose de capacités spécifiques, du double saut à l’utilisation d’un grappin, et qu’il est possible de paramétrer la visée en mode moderne à 360° ou à 8 directions. Le dash est également bien utile ! Par contre, les phases de plateforme sont bien moins convaincantes, avec pas mal d’imprécisions sur les points d’accroche. On transpire pas mal durant certaines séquences, mais pas pour les bonnes raisons.


TEST : Contra: Operation Galuga (PS5)


Vous l’avez compris, le jeu laisse le choix au joueur d’opter pour un challenge à l’ancienne ou pour une aventure un peu plus accessible, mais on rappelle que l’ensemble reste difficile, surtout si on veut obtenir tous les trophées, avec des défis bien tendus. La durée de vie dépendra donc de votre objectif personnel, et si on peut terminer le jeu en un run de 2 heures environ (avec 8 stages au total), ce sera une autre paire de manches pour atteindre le 100%. Si besoin d’un petit coup de main, Contra: Operation Galuga peut tout à fait être découvert en coopération jusqu’à deux joueurs en mode histoire ou quatre joueurs en mode arcade ! Un mode histoire ? Absolument, et scénarisé même, histoire d’en apprendre davantage sur les personnages. Rien de bien fou à l’horizon, mais cet ajout reste sympathique et permettra aux nouveaux venus de s’immerger un peu plus dans l’univers du jeu.



Contra: Operation Galuga veut convenir à toutes et à tous, proposant une expérience difficile pour les vétérans du genre mais en y ajoutant quelques options et bonus pour faciliter l’entrée des nouveaux venus. Chacun pourra donc y trouver son compte, et l’intention est louable, même si elle rompt quelque peu avec l’équilibrage de l’ensemble. Riche en action et profitant d’une mise en scène parfois efficace, le jeu est souvent jouissif et on retrouve les sensations de l’époque. Néanmoins, quelques imprécisions, notamment lors des phases de plateforme, gâchent un peu la fête, et il faut avouer que la direction artistique n’est absolument pas marquante, et même assez générique et pas optimale en termes de lisibilité. Contra: Operation Galuga marque donc un retour intéressant pour la licence, mais ses défauts l’empêchent de réellement briller. Les amateurs du genre et de scoring devraient néanmoins y trouver leur compte !


Les +

  • de bonnes sensations manette en main
  • un bon challenge pour les amateurs du genre (avec des défis super corsés)
  • mais pas mal d’options pour les nouveaux venus, et notamment une barre de vie
  • les armes, toujours aussi stylées
  • pas mal d’améliorations à débloquer
  • les déplacements nerveux, avec dash, double saut…
  • « sacrifier » une arme pour déclencher une attaque spéciale
  • le mode histoire, qui a le mérite d’être présent
  • des séquences bien jouissives, et des boss bien classes
  • coop à 4 en mode arcade

Les –

  • la direction artistique
  • des phases de plateforme imprécises, et même parfois pénibles
  • la lisibilité n’est pas toujours optimale
  • forcément court si on fait le jeu en ligne droite
  • prix de vente un poil élevé (40 euros)

Lageekroom

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