TEST : Kena : Bridge of Spirits (testé sur PS5)

C’est en juin 2020 que Kena : Bridge of Spirits a dévoilé ses premières images lors d’un show accrocheur, qui était également l’occasion de découvrir la nouvelle machine de Sony. Depuis, le jeu a été plusieurs fois reporté, et s’est même fait plutôt discret à quelques semaines de sa sortie en septembre dernier. Mais il a connu un joli succès, et c’est à l’occasion de sa sortie en version physique (via Just For Games) que nous vous proposons ce test. C’est parti !


TEST : Kena : Bridge of Spirits (testé sur PS5) lageekroom blog gamingDéveloppé par le studio Ember Lab, dont c’est le premier jeu (on les connaît principalement à travers leur court métrage d’animation inspiré de The Legend of Zelda : Majora’s Mask), Kena est d’ores et déjà un succès en dématérialisé. Mais de nombreux joueurs ont attendu l’arrivée de cette version physique, annoncée à la sortie du jeu en septembre dernier. Nous nous sommes donc lancés dans l’aventure, qui avait l’allure d’un film d’animation, et il faut dire que visuellement, nous n’avons pas été déçus.


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C’est le point fort de Kena : Bridge of Spirits : son ambiance ! Que l’on parle de ses graphismes ou de son sound design, le jeu nous régale. On a clairement l’impression d’avoir un film d’animation devant les yeux ! Les couleurs sont parfaitement choisies, les animations sont détaillées, les décors s’avèrent étonnamment variés (les trailers étaient assez avares au final) et l’ensemble bénéficie même d’un mode performance en 60 images par seconde. De quoi flatter la rétine donc (les effets de lumières sont superbes et maîtrisés), le tout étant accompagné de jolies musiques et d’un sound design clairement immersif. De plus, la direction artistique du titre parvient à développer un côté adulte et sérieux tout en n’oubliant de nous proposer des séquences toutes mignonnes. Notre héroïne est une guide des esprits, censée conduire les fantômes dans l’autre monde, et sera accompagnée de petits êtres peuplant la forêt, les Rot. Ces derniers sont ultra mignons et offrent des bouilles qui vous feront sans aucun doute craquer. Ils seront également indispensables à votre périple, vous permettant de déplacer des objets pour résoudre des énigmes, de purifier les différents lieux, mais également de vous aider pendant les combats.


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Kena évolue dans des zones plus ou moins ouvertes, et pourra débloquer de nouvelles compétences pour progresser. Notre héroïne peut faire des roulades, des doubles sauts, attaquer, utiliser un bouclier et effectuer des contres ou encore manier un arc et des bombes spéciales. C’est plutôt complet, et vraiment facile à prendre en main. Certes, le gameplay reste au final très classique, mais ce que l’on attend d’un jeu du genre est bien présent. La découverte des différents environnements est accrocheuse, à la fois poétique mais également sinistre, certains lieux étant à purifier des mauvais esprits. Nous avons pris beaucoup de plaisir à nous promener dans les différents endroits, à dénicher tous les Rot ou les coffres cachés. Les point d’expérience collectés servent à débloquer des compétences, via un arbre pas très fourni mais qui a le mérite de pousser à explorer. Les Rot pourront eux aussi monter en niveau et débloquer de nouvelles actions, une nouvelle fois bien utiles durant les combats.


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Venons-en justement aux affrontements. Coups forts, coups faibles et esquives feront partie de l’aventure, et si ces combats sont globalement efficaces, c’est la difficulté qui nous a posé problème. Kena souffre en effet d’un manque d’équilibrage. Concrètement, le mode « normal » devient très rapidement difficile, les boss étant nombreux. Après 2h de jeu, on tombe déjà sur des ennemis qui tuent en 2 coups. Certes, le challenge est là, mais tous les joueurs n’ont pas forcément envie d’en baver. Du coup, ces derniers passeront le jeu en mode « histoire », le niveau le plus facile donc, mais là encore, ça coince : l’ensemble devient beaucoup trop facile (avec des soins quasi illimités) et on roule littéralement sur le jeu, boss final compris. C’est tout ou rien : soit on en bave sévère et les moins patients s’énerveront rapidement, soit c’est ultra simple et le challenge est tout bonnement absent. Ce décalage gâche à nos yeux l’expérience de jeu, et un niveau intermédiaire aurait été préférable. Certes, la difficulté est au cœur de nombreux débats en ce moment, mais se lancer dans Kena ne laisse pas imaginer une difficulté à la Dark Souls… Le bestiaire est quoi qu’il en soit assez varié et vraiment chouette en termes de design, sans oublier nos petits Rot qui n’hésiteront pas à bloquer un ennemi pour vous laisser l’opportunité de le dégommer. Vos petits êtres pourront également se matérialiser en une créature à contrôler permettant de débloquer des zones et frapper le sol pour faire encore plus de dégâts.


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Si les graphismes sont absolument superbes, sans parler de la direction artistique, les cinématiques ne sont pas en reste. On sent que le studio a un réel talent pour la mise en scène, avec des plans très travaillés, voire même cinématographiques. Seule la narration est à nos yeux en deçà. L’univers manque d’informations, tout comme notre héroïne, son passé n’étant qu’effleuré. On avance parfois dans le jeu en se demandant pourquoi on fait tout ça, et l’ensemble manque de quelques enjeux. C’est dommage, et certains joueurs auront du mal à entrer totalement dans cet univers qui ne manque pas de qualités. Heureusement, et c’était une de nos craintes avant de lancer le titre, la durée de vie est très convenable. Comptez environ 7h en ligne droite et une petite dizaine d’heures pour tout faire. Le platine est quant à lui bien corsé, puisqu’il demande de terminer le jeu en difficulté « maître », un niveau qui se débloque après avoir fini le jeu une première fois. On regrettera par contre que le titre n’ait pas bénéficié d’un doublage en français (malgré des voix anglaises au top), et que la DualSense soit au final trop peu exploitée.


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Kena : Bridge of Spirits a réussi à nous convaincre sur de nombreux points, mais nous a également déçus sur d’autres. S’il n’y a rien à redire sur le gameplay, la progression et sur l’aspect technique du jeu d’Ember Lab, nous avons trouvé la narration en deçà avec un manque d’indications sur l’univers en général et sur Kena. Mais le gros défaut se situe à nos yeux au niveau de la difficulté, qui risque de refroidir certains joueurs : soit trop facile, soit trop dur, le jeu a le cul entre 2 chaises et aurait gagné à trouver un juste milieu. Kena : Bridge of Spirits reste une jolie pépite à découvrir sur PS5, mais nous ressortons avec un poil de déception de ce voyage.


Les +

  • des visuels superbes
  • la direction artistique
  • les musiques et le sound design en général
  • des décors variés, et un univers au final tout à fait cohérent
  • les Rot, aussi utiles que mignons
  • les cinématiques, superbement mises en scène
  • gameplay classique mais efficace
  • combats dynamiques
  • énigmes bien fichues
  • certaines zones plus vastes à explorer
  • bonne durée de vie
  • le mode performance en 60fps
  • les voix anglaises, au top…

Les –

  • … même si un double français aurait pu être sympa
  • les niveaux de difficulté, mal gérés
  • le lore qui manque de détails
  • Kena aurait mérité un développement plus conséquent
  • la DualSense, peu exploitée

Lageekroom

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