TEST : Soul Hackers 2, une suite qui aura pris son temps (PS5)

Si vous aimez les J-RPG, vous connaissez sans aucun doute la série Shin Megami Tensei et son spin-off Persona, qui sera au cœur de l’actualité dans les semaines qui viennent ! En revanche, vous serez peut-être moins familier avec la saga Shin Megami Tensei : Devil Summoner, dont l’épisode Soul Hackers est sorti en 1997 sur Saturn et en 2013 sur Nintendo 3DS… C’est donc une suite à ce dernier qui vient de voir le jour 25 ans plus tard, et nous avons eu la chance de recevoir une version PS5 du jeu pour nous lancer dans l’aventure. C’est parti pour notre test !


Test Soul Hackers 2 PlayStation 5 Atlus JRPGNiveau scénario et univers (futuriste et un brin cyberpunk), Soul Hackers 2 est plutôt intéressant. On nous parle d’entité numérique, de fin du monde… Et pour empêcher cette dernière, l’entité envoie Ringo et Figue, deux agents créés à l’image des humains (et donc avec leurs qualités et leurs faiblesses), à la recherche d’individus bien précis. A la manière d’un Terminator, il faudra sauver ces personnages, qui s’avèrent capitaux pour la survie de l’humanité. Malheureusement, Ringo et Figue arrivent trop tard… Mais nous allons rapidement découvrir que Ringo possède le pouvoir de ramener les morts à la vie en pénétrant leur âme. Ces personnages, qui vont petit à petit rejoindre notre équipe, travaillent pour différentes organisations qui recherchent le pouvoir, quitte à provoquer la fin du monde. Et vous le savez déjà, des démons s’invitent à la fête ! Heureusement, nos héros sont des invocateurs de démons prêts à en découdre ! Soul Hackers 2 est un J-RPG mélangeant exploration (dans des zones toutes petites mais nous y reviendrons), narration (avec de nombreux dialogues) et combats au tour par tour !


Test Soul Hackers 2 PlayStation 5 Atlus JRPG


Commençons par le système de combat ! Ce dernier s’appuie sur les bases classiques du genre, avec la possibilité d’attaquer, de fuir ou encore de se protéger, le tout pouvant même être automatisé (le jeu choisit quelle action effectuée suivant l’ennemi en face de vous et ses points faibles). Mais quelques subtilités sont au programme, et notamment les combos et conjurations. Concrètement, une fois que tous vos alliés ont exécuté leur action et que leurs démons ont formé un combo, Ringo lancera la conjuration, sorte d’assaut groupé de tout ce petit monde. On pourra donc par exemple affaiblir un maximum d’ennemis pour s’en débarrasser simultanément avec cette action finale, qui vous sortira parfois d’un mauvais pas. On retrouve également les habituels malus et effets balancés par vos ennemis, et il faudra gérer votre équipe en conséquence. Comme chaque adversaire a ses faiblesses, et il est conseillé d’utiliser des démons qui se complètent, avec des attaques électriques, de feu et de glace.


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C’est en attaquant un ennemi que l’on découvre, au fur et à mesure, ce qui lui fait le plus de dégâts, ou au contraire pas du tout. Dans les niveaux de difficultés les plus élevés, le challenge est au rendez-vous, et vos différents objets de boost, de soin ou de résurrection vous seront bien utiles. Tout ou presque est personnalisable, et notamment les démons qui vous accompagnent, et qui évolueront au fil des combats, débloquant de nouvelles compétences. En plus de pouvoir les fusionner pour en créer de plus puissants, les démons pourront être recrutés. Vous pourrez les trouver dans les donjons et faire un pacte avec eux pour qu’ils rejoignent votre équipe. L’onglet « Démon » est donc important, et chaque membre du groupe peut en équiper un pour utiliser ses compétences.

Concernant les donjons, il faut avouer qu’ils sont loin d’être passionnants. Les couloirs se ressemblent tous, c’est vide, et on s’ennuie parfois ferme en enchaînant les combats jusqu’à un boss un peu plus intéressant. Mais il faudra y passer pour avancer dans l’histoire… Le jeu propose également d’évoluer dans la Matrice de l’âme, une représentation numérique de la relation que Ringo entretient avec ses compagnons. En gros, on se retrouve dans l’esprit de ses compagnons, à la recherche des démons qui peuvent altérer leur comportement. Mais pour évoluer plus en profondeur dans la matrice, il faut que la compréhension mutuelle entre Ringo et le compagnon choisi soit suffisamment élevée, sinon les portes ne s’ouvriront pas. Pour augmenter le niveau d’âme avec un allié, il faudra faire les bons choix durant les dialogues, ou encore organiser des événements personnels, comme aller boire un verre au bar Heidrun de la rue Shinsando pour solidifier les liens. Atteindre les profondeur de la Matrice de l’âme ne sera pas de tout repos, mais un bon repas avant de partir pourra également vous procurer quelques bonus. Ringo et ses coéquipiers ont tous des préférences alimentaires, et il faudra préparer les repas les plus adaptés aux batailles et explorations à venir.


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Si le jeu se termine en 20 à 30 heures environ en ligne droite (suivant la difficulté choisie et le temps passé à farmer dans les niveaux), il faudra compter une bonne vingtaine d’heures de plus pour terminer les objectifs secondaires et les différentes requêtes. Certaines vous demanderont d’aller parler à un personnage, de récupérer un objet précis, ou encore de vaincre des démons qui errent dans les donjons. Le jeu propose quelques zones à visiter (zone portuaire, ville, orphelinat, refuge, boutiques) et même une dimension spéciale appelée Mansei, ville cachée aux yeux des non initiés et réservée aux invocateurs. Certains objets inédits pour améliorer vos héros seront à dénicher, moyennant un peu d’argent et les composants récupérés en dégommant des démons. Il faudra également investir dans les bons accessoires, histoire de booster ses stats et notamment sa défense. Mais malgré la chouette ambiance qui se dégage de ces différents lieux, on en fait très vite le tour. Tout est très petit, assez vide au final, et il n’y a pas grand chose à faire. L’immersion est bonne, mais on s’attendait à nettement mieux en termes de liberté.

Heureusement, il y a un certain style et du panache dans la mise en scène, durant les cinématiques ou les combats, et notamment contre les boss. Soul Hackers 2 reste accrocheur, grâce à certains de ses personnages (même si tous ne sont pas très bien développés), son récit et sa direction artistique. Ce qui est frustrant, c’est que les bonnes idées sont là ! Les combats sont classiques mais efficaces, avec quelques petites subtilités qui dynamisent l’ensemble, les dialogues sont traduits en français (il y a pas mal de fautes mais ne crachons pas dans la soupe !), le chara-design est réussi et l’histoire vraiment intéressante. Mais on se sent un peu à l’étroit dans Soul Hackers 2, entre les donjons répétitifs et les zones à visiter toutes petites. Visuellement, le jeu reste assez chouette, propre et coloré, avec une direction artistique réussie. Les animations manquent de fluidité et l’ensemble fait très PS4, mais rien de bien grave, et quelques beaux effets durant les combats viennent relever un peu le niveau. Le jeu laisse le choix entre les doublages anglais et japonais, et certaines musiques donnent vraiment la pêche.


Test Soul Hackers 2 PlayStation 5 Atlus JRPG


Au final, nous ressortons un peu déçus de notre aventure… Non pas que Soul Hackers 2 soit un mauvais jeu, loin de là, mais nous restons sur notre faim, un peu frustrés. Le système de combat est bon, tout comme la direction artistique du titre et son scénario. Les personnages sont plus ou moins bien développés (nous avons plutôt apprécié le duo Ringo / Figue), mais on s’y attache facilement. Mais ces points positifs sont étouffés par la linéarité et la répétitivité des donjons et les zones à visiter, bien trop petites. Soul Hackers 2 manque clairement d’ambition (et de budget peut-être), et fait pâle figure face aux ténors du genre. Si vous aimez le genre, vous y trouverez certainement votre compte, mais nous vous conseillons d’attendre une baisse de prix !


Les +

  • système de combat efficace
  • un scénario qui se suit avec plaisir
  • direction artistique réussie
  • la mise en scène fait preuve d’un certain dynamisme
  • plutôt propre visuellement
  • les options de personnalisation (démons, compétences)
  • voix japonaises et anglaises
  • sous-titres en français
  • la Matrice de l’âme, qui permet de développer davantage les personnages…

Les – 

  • … même si certains sont moins bien écrits
  • les donjons, répétitifs et linéaires
  • les zones à visiter, minuscules
  • techniquement moyen (animations raides, décors trop vides)
  • l’ensemble manque d’ambition (et probablement de budget)
  • des longueurs

Lageekroom

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