PIXEL LIFE TESTE : Kholat

Kholat est un jeu indépendant horrifique à la première personne type narratif développé & édité par le petit studio polonais IMGN.PRO
ATTENTION : Avant de commencer la lecture de ce test, installez-vous confortablement, fermez les volets, éteignez toutes les lumières & surtout : prenez l’accent Russe.
Ce test est sans spoil majeur, vous pouvez donc le lire sans crainte pour apprécier & profiter pleinement du jeu sans problème après cette lecture.

Il était une fois …

Ce qu’il faut savoir avant de commencer ce voyage glacial, c’est que son histoire est inspirée de faits réels. Tout se base sur la dite « Affaire du col Dyatlov ».
C’est en 1959, en Russie, qu’un groupe de 9 randonneurs\Skieurs part en expédition dans l’Oural soviétique. Dans la nuit du 1er au 2 février, le groupe est pris dans une tempête de neige & est contraint de faire une halte et d’installer un campement sur un versant nommé « Kholat Syakhyl » (Montagne morte). C’est durant cette nuit que des choses étranges se sont déroulées. Trois semaines plus tard, sans aucun signe de vie de la part du groupe, une poignée d’enquêteurs & secouristes est envoyée sur place à leur recherche. Ils y trouveront d’abord la tente des randonneurs complètement éventrée de l’intérieur et contenant les vêtements des disparus. Et c’est dans un périmètre de plusieurs centaines de mètres qu’ils découvriront les 9 skieurs éparpillés, sans vie & en sous vêtements.

Certains ont eu le crâne brisé, d’autres des côtes cassées & même la langue arrachée. Aucune trace de lutte mis à part des traces de pas paniqués au sol et les griffures de certains le long de troncs d’arbres pour vraisemblablement essayer d’échapper à quelque chose, mais en vain…
Bête féroce ? Acte paranormal ? Extra-terrestres ? Folie meurtrière ? Le suspense (et l’angoisse) est à son comble.


Promenons nous dans les bois.
Entrons maintenant dans le vif du sujet : nous incarnons un enquêteur envoyé sur place en avant poste avant l’arrivée des secours, équipé d’une boussole, d’une carte, d’une lampe torche et d’un carnet de notes. Nous voilà seul dans l’Oural soviétique et ses forêts sombres, très sombres… Le plus gros point fort ce Kholat, que l’on peut constater dès les premières minutes de jeu, c’est cette ambiance… Que ce soit visuel ou sonore , je le trouve irréprochable sur ce point ! Cette atmosphère pesante, froide & hostile ne vous donnera pas envie d’y séjourner pour vos prochaines vacances d’hiver. C’est donc ce « monde » ouvert que l’on devra arpenter à l’aide de sa carte\boussole à la recherche d’indices, de traces, ou encore de feux de camps (qui servent de point de sauvegarde & de voyage rapide entre chaque camps).
L’avancée du jeu se fait par la découverte de lieux clé, mais surtout par beaucoup de narration grâce aux notes que vous trouverez ça et là, éparpillées sur la map. Grâce à ces pages, vous remplirez au fur & à mesure votre carnet, par exemple des passages de carnet intime d’une des disparues, des morceaux de journaux locaux etc…
Autre spécificité de ce jeu, vous ne pourrez pas vous défendre, un peu à la manière d’un Outlast, votre seule façon de survivre c’est de courir pour échapper à QUELQUE CHOSE ! Ce qui va m’amener à vous parler du gameplay.


Cours Forest ! Couuuurs !
– Le gameplay de ce Kholat est pour le moins déstabilisant, non pas par sa complexité mais plutôt par sa sur-simplicité qui mène parfois à la frustration : je m’explique.
Vous ne pouvez que marcher, courir et vous baisser ! Impossible de sauter, ramper ou escalader, même par un simple QTE ou autre… Le plus frustrant vient quand par exemple un rocher de 20cm de haut vous bloque la route et qu’il est impossible de l’enjamber, ou encore de voir une jolie corniche à porter de bras, impossible à franchir elle aussi. Il n’y a malheureusement aucune interaction avec le décor même la plus simple qui soit, ce qui donne l’impression d’être collé au sol.
Au final vous ne devrez faire que 3 choses dans Kholat : Marcher, courir & ramasser des notes, ce qui renforce le côté assez répétitif du jeu.
La prise en main se fait du coup rapidement et sans tourner autour du pot.
Dernière spécificité pour ce qui est de la carte\boussole : une simple pression sur (Y) vous ouvrira le tout sans mettre le jeu sur pause (attention à vos arrières). A vous de jouer avec la boussole et la carte à l’aide de coordonnés, ce qui se veut réaliste car il est impossible de placer des marqueurs ou autres. Votre personnage lui même n’apparaît pas sur la carte, et il faudra faire preuve d’un sacré sens de l’orientation dans ces forêts ou autre grottes pas très sympathique, ce qui peut s’avérer parfois un poil frustrant.
Je vais maintenant en venir au côté technique du jeu.


Unreal enjaille ?
Le plus gros point noir du jeu est sans conteste le côté technique.. Pour rappel le jeu tourne avec le moteur Unreal Engine 4 qui a pourtant fait ses preuves. Graphiquement ce n’est clairement pas une vitrine technologique mais le jeu reste tout de même agréable à l’œil. Pas mal de clipping, beaucoup d’aliasing, le tout agrémenté de flou pour cacher la misère, sans parler du frame rate aux fraises qui vient gâcher la fête : le jeu tourne à 30fps mais les chutes à 15/20fps sont fréquentes et vraiment désagréable … Mais ce qui est surprenant, c’est que la direction artistique est tellement bien menée que l’on fait abstraction des ces défauts techniques. D’autres détails sont par contre agréables, comme vos traces de pas dans la neige, qui renforcent le réalisme, et les effets météo avec des chutes de neige qui sont plutôt jolies, tout comme la fumée sortant de la bouche de notre personnage.


Mon verdict
Il est temps de conclure sur cette expérience qu’est Kholat. Certes, il n’est pas parfait techniquement (Panzer me l’a confirmé également pour la version PS4), le gameplay est simpliste et la durée de vie courte (comptez 5-6 heures de jeu max en ramassant toute les notes), mais cette poignée d’heures plongé dans ces montagnes sombres et malsaines m’a plutôt séduit et j’en garderai un bon souvenir. La redondance du jeu & les game over frustrants en rebuterons plus d’un mais ce Kholat vaut la peine d’être joué. Avec son style unique qui parfois peut faire penser à la saga Metro ou encore S.T.A.L.K.E.R  pour l’ambiance lourde et oppressante, je le recommande chaudement. Enfilez votre doudoune & foncez !

Les +
– Ambiance unique !
– Bande sonore parfaite (je recommande de mettre les voix polonaises)
– Avancer en se disant que c’est une histoire vraie
Les –
– Des game-over frustrants
– Assez répétitif
– Techniquement à la ramasse
– Gameplay simpliste & trop rigide

Ma note : 14/20






Pixel_Life

PIXEL LIFE : QUI SUIS-JE ?

Présente toi en quelques mots

Nico, 28 ans, passionné par tout ce qui touche le jeu vidéo depuis mes 4 ans quand j’ai tenu pour la première fois cette manette rectangulaire aux 2 boutons rouge entre mes mains.

Quand ce n’est pas le jeu vidéo c’est le cinéma qui me fait voyager, Alien, American Gangster ou encore Pulp Fiction, c’est ma philosophie.

Drogué aux Burgers, le gras c’est la vie.

Le dernier jeu que tu as kiffé 

Comme beaucoup c’est Rime qui m’as le plus marqué récemment, une balade poétique juste magnifique..

Ton genre de jeu préféré

Difficile de choisir, c’est souvent la direction artistique qui m’attire avant le type de jeu en lui même..

Mais les jeux d’aventure et action sortent du lot.

Une console culte ?

La PS1, crash bandicoot, oddworld ou encore Heart of darkness = ma console de coeur, mon enfance.

Le jeu que tu attends le plus

J’attends une palette de jeu titanesque mais c’est sans hésiter The Last of Us 2 qui surplombe le tout !

Ou peut-on te trouver ?

Sur mon Instagram : @_Pixel_Life

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