RESIDENT EVIL 7 EN VR : flippant ou ultra flippant ?

Resident Evil 7 – Biohazard est sorti fin janvier, et aura été énormément médiatisé par son éditeur Capcom. Annoncé à l’E3 2016, je dois dire que j’attendais avec impatience de mettre la main sur le jeu, étant un grand fan de la licence mais souhaitant surtout oublier le sixième opus vraiment nanardesque. On oublie l’action n’importe nawak et on revient à la peur, la vraie. Cet article ne sera pas un test à proprement parler du jeu, que vous connaissez déjà plus ou moins, mais plutôt mes impressions sur sa fonctionnalité VR, jouable via le casque de Sony. Oui, j’ai joué à Resident Evil 7 en VR, intégralement même. Non, je ne suis pas mort de peur (quoique) et le motion-sickness (quasi inexistant) n’aura pas eu raison de moi.


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Lorsque Nouvia m’a offert Resident Evil 7 sur PS4, je savais déjà que j’allais le jouer intégralement en réalité virtuelle. Ce jeu est également l’une des raisons pour laquelle j’ai acheté l’accessoire de Sony. Le tout se joue à la manette (oubliez les PSMove), comme un FPS classique, l’immersion du casque en plus. C’est bien simple, c’est très impressionnant et on s’y croirait, d’autant plus que le jeu a clairement été pensé pour la VR, avec des séquences vraiment excellentes. Pas de panique, un tuto suffisamment clair vous aidera à gérer vos paramètre, l’utilisation du stick droit (fluide ou saccadé) et à organiser vos déplacements. Ce n’est pas simple au début, mais on s’y fait vite, et le jeu ne donne que très peu le tournis, excepté lors de quelques moments de fuite ou il sera difficile de se déplacer correctement. Il m’est parfois arrivé de rager en bloquant contre un mur lorsqu’un ennemi me collait aux miches.

Casque VR sur la face, casque audio sur les oreilles : Resident Evil 7 fait peur, et fait souvent sursauter. Quelques jumpscares se repèrent de loin, mais les développeurs ont réussi à nous surprendre. Certaines scènes envoient vraiment du lourd en VR, notamment les gros plans sur des personnages qui vous saisissent par la gorge ou certains moments clés comme l’affrontement dans le garage (avec la petite séquence en véhicule), ou la scène du repas au début du jeu. On sera souvent surpris par un ennemi de taille imposante qui se tient derrière une porte, par certaines attaques soudaines des boss qui vous feront reculer sur votre fauteuil, ou par une grosse gerbe de sans ou de tripes qui viendront s’écraser sur votre face.

Mais tout n’est pas rose et il fallait bien qu’il y ait quelques couacs. En passant en VR, la résolution du jeu en prend un coup et le titre est beaucoup moins joli que sur votre télé classique. Un écart technique qui se traduit par un peu de flou, de l’aliasing, et quelques ralentissements. Heureusement, l’immersion incroyable compense largement ces faiblesses. Au rayons des déceptions, on citera également que les mains de votre personnage flottent dans l’air pendant les cinématiques, un procédé lié à éviter les soucis d’échelle mais qui casse un peu le délire.


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Que l’on aime ou pas la direction prise par ce Resident Evil 7, il faut avouer que le jouer en VR reste une expérience unique et parfois choquante, et cela fait plaisir d’avoir un bon AAA jouable intégralement avec le casque de Sony. Il faudra avoir le coeur bien accroché pour venir à bout de la dizaine d’heures pour terminer le jeu. Nous vous conseillons de ne jouer qu’une heure maximum par session pour ne pas être trop désorienté. Pour ma part, j’ai terminé le jeu sur une dernière session de 3h à la suite : c’était énorme, mais j’étais littéralement explosé en enlevant l’accessoire. Si vous avez l’occasion de le tester chez un ami, foncez, l’expérience en vaut clairement la chandelle !


Panzer

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