Avis Manga Kana : The Kingdoms of Ruin – Tome 1

L’éditeur Kana nous régale bien souvent avec son label Dark Kana, et c’est une nouvelle série qui vient tout juste de débarquer chez nous, le 4 juin 2021 très exactement. « The Kingdoms of Ruin » est signé Yoruhashi (au dessin et au scénario et dont la précédente série est inédite en France), compte actuellement 4 tomes et est en cours de publication. Ce premier tome s’est-il avéré convaincant ? C’est ce que nous allons voir. 


Avis Manga Kana, The Kingdoms of Ruin - Tome 1 critique manga lageekroomSynopsis : Dans un monde où les sorcières guidaient les humains, ces derniers ont fini par développer une technologie leur permettant de s’affranchir des sorcières. Pour mettre un terme définitif à cette relation de dépendance, les hommes décident alors de lancer une chasse aux sorcières. Chloé, merveilleuse sorcière, meurt pendant cette purge devant les yeux d’Adonis, un humain à qui elle apprenait la magie. Fou de douleur, Adonis jure de se venger. Pendant 10 ans il est enfermé en prison. Une jeune sorcière ressemblant étrangement à Chloé le libère. La vengeance commence… Ce premier tome est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis Manga Kana, The Kingdoms of Ruin - Tome 1 critique manga lageekroom


Après quelques explications revenant sur le contexte de notre récit (création des hommes par la grande divinité, puis des sorcières), ce premier tome de « The Kingdoms of ruin » (dont le titre original est Hametsu no Oukoku) démarre sur un ton très sombre. Label Dark Kana oblige, notre histoire est mature et n’hésite pas à proposer des images choc, comme ces sorcières pendues par les humains, fidèles à eux-mêmes dès lors qu’ils se sentent menacés par autrui… Puis on découvre notre héros, Adonis, un jeune humain qui apprend la magie auprès de la sorcière Chloé. Leur lien est fort, mais leur vie va être chamboulée lors de la purge orchestrée par l’Empereur Goethe. Traumatisé et débordant de haine envers les humains, Adonis va passer les 10 années suivantes en prison, avant d’être libéré par une jeune esclave. Toutes ces années n’ont fait que remplir de rage notre héros, qui ne pense qu’à une seule chose, se venger. Chose qu’il va faire dès son évasion, mettant en pratique diverses incantations permettant de faire apparaître des sulfateuses et même un robot géant ayant l’apparence d’une statue. Le carnage va pouvoir commencer, et Adonis ne va pas y aller de main morte. Il le dit lui-même : « je ne fais aucune différence entre les gens qui ont assisté au meurtre de Chloé, et ceux qui étaient absents quand ça s’est produit il y a 10 ans. Pour moi, tous ceux qui vivent ici et qui profitent de ce que leur offre l’Empire sont coupables ». Les dommages collatéraux sont nombreux, et on assite à des séquences de destruction assez violentes. Mais malgré ces actes presque désespérés, Adonis ne parvient pas à se sentir soulagé… Chloé lui avait pourtant bien dit : la vengeance ne résout rien…

Ce premier tome démarre clairement sur les chapeaux de roue, et certaines illustrations vont assez loin dans la violence, histoire de coller de bonnes claques pendant la lecture. Adonis va rapidement faire la rencontre d’une jeune femme, une esclave sexuelle (mais pas que…) enfermée dans la même prison que lui, et cette dernière va rapidement comprendre les motivations du jeune homme. Parviendra-t-elle à lui faire retrouver le chemin de la raison ? Pas sûr, et certains rebondissements pourraient bien vous surprendre. Il est en tout cas difficile de bouder son plaisir, les débuts de l’histoire étant dynamiques et accrocheurs. Visuellement, l’ensemble est réussi et le character design est intéressant. C’est parfois violent, certes, mais les émotions sont également au rendez-vous. Le récit manque encore d’un vrai fil conducteur, et il est pour le moment difficile de comprendre la direction que Yoruhashi compte prendre. Seul le tome 2 nous en apprendra davantage sur les enjeux à venir. On notera enfin que l’univers est développé et bien mis en avant : la révolution industrielle et mécanique a permis aux humains de se moderniser, rendant du coup les sorcières inutiles à leurs yeux. L’opposition entre la magie (et ses traditions) et la technologie (la modernité) fait rapidement sens, nous rappelant notre société actuelle.


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Ce premier tome de « The Kingdoms of ruin » se lit un peu vite mais pose déjà des bases intéressantes. Et il faut avouer que le rythme est intense et que la violence est percutante. Les émotions sont également au rendez-vous, et nous avons hâte de voir ce que le récit va nous proposer dans le tome suivant. La fin donne clairement envie d’en savoir plus, mélangeant drame mais également espoir. A suivre !


Lageekroom

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