PS5 : on rejoue à Ico en streaming via le PS Plus Premium

La plupart d’entre nous trouvent, à juste titre, que les remakes sont bien trop nombreux ces dernières années. La créativité commence-t-elle à s’essouffler dans le monde du jeu vidéo ? A notre avis non, certains jeux, principalement indépendants, parvenant à proposer des expériences originales et souvent rafraîchissantes. Mais avouez-le : même si cette mode des remakes vous sort parfois par les yeux, vous ne cracheriez pas sur le retour d’un ou 2 jeux cultes de votre enfance. De notre côté, nous aimerions découvrir un remake du tout premier Silent Hill, mais également d’un excellent titre sorti dans un premier temps sur PS2 puis porté sur PS3 (la version qui nous intéresse aujourd’hui) : Ico. En attendant, nous avons relancé le jeu en streaming via l’abonnement PS Plus Premium, pour voir s’il est aussi chouette que dans nos souvenirs. C’est parti !


PS5 : on rejoue à Ico en streaming via le PS Plus PremiumAvant toute chose, il est bon de préciser que, pour le moment, les jeux PS3 ne sont accessibles qu’en streaming. Impossible de les installer sur le disque dur de la console donc, et il faudra se contenter d’une résolution en 720p et de votre connexion internet. Autant dire que si vous n’avez pas la fibre, c’est mort. Une fois le jeu lancé, il est possible d’accéder à un menu PS3 afin de notamment synchroniser ses trophées durement gagnés. On notera qu’il n’est pas possible de faire des captures d’écran, et que les touches Select et Start sont accessibles en pressant le pavé tactile de la DualSense (à gauche pour Select, à droite pour Start). Concernant notre jeu du jour, Ico, il s’agit ici de la version Classics HD sortie sur PS3 en 2011, compilée à l’époque avec l’excellent Shadow of the Colossus.


PS5 : on rejoue à Ico en streaming via le PS Plus Premium


Shadow of the Colossus a d’ailleurs bénéficié d’un remake absolument superbe sur PS4. Développé par Bluepoint Games en 2018, le jeu reprenait les bases du titre d’origine et ne le révolutionnait aucunement, mais proposait une ambiance encore plus réussie grâce à des visuels superbes. Un remake comme on les aime, et nous aimerions vraiment retrouver Ico dans ces conditions. Malgré tout, Ico reste parfaitement jouable et toujours aussi immersif. La résolution en 720p de cette version PS3 (dont le portage a été réalisé par… Bluepoint Games, vous suivez toujours ?) fait ressortir des textures parfois baveuses mais qu’importe, le jeu développé à l’origine par la Team Ico nous prend toujours autant aux tripes, et ce dès sa cinématique d’introduction.

Dans le jeu de Fumito Ueda, le joueur incarne Ico, un jeune garçon né avec des cornes enfermé dans un sarcophage dans une immense forteresse. Ce qui est différent fait toujours peur, et les habitants sont convaincus que les cornes sur la tête d’Ico sont une malédiction. L’immensité des décors écrase le joueur, et fait même peur… Comment allons-nous réussir à nous échapper ? Rapidement, Ico rencontre Yorda, une jeune fille enfermée elle aussi, et qu’il va prendre sous son aile. Ils ne parlent pas la même langue, mais vont devoir s’entraider, et fuir de mystérieuses créatures de l’ombre. C’est bien simple, Yorda va se retrouver au centre du jeu, du gameplay, et de votre survie. Si elle se fait capturer, vous perdez la partie. Il faudra donc veiller sur elle, ne pas la laisser seule trop longtemps lorsque vous partez explorer les environs, et mettre de violents coups de bâton dans la tronche des ombres qui la traquent. Yorda a forcément son importance dans le récit, mais communiquer avec elle s’avère difficile. C’est grâce au langage corporel que les émotions se transmettent, avec cette possibilité très importante qui consiste à la prendre par la main. On a peur pour elle, et on maintient fermement appuyé le bouton pour lui tenir la main, en espérant qu’elle ne lâche pas, surtout après un saut au dessus du vide.


PS5 : on rejoue à Ico en streaming via le PS Plus Premium


Yorda est vulnérable, et à chaque moment tout peut basculer. Il faut donc faire attention à ce qu’elle reste à vos côtés, mais également fouiner et explorer pour résoudre les différentes énigmes permettant de progresser. Et comme les décors sont immenses et grandioses, totalement mis en valeur par la mise en scène et les mouvements de caméra, on a vite le vertige, et la pression ne redescend que rarement. Mais le jeu de Fumito Ueda sait également rester sobre, grâce à son ambiance sonore (on sent littéralement le vent traverser notre salon lorsqu’on joue) et son ambiance à la fois sombre et poétique. Certains vont s’ennuyer et rapidement abandonner, d’autres vont s’immerger immédiatement et vivre à fond leur aventure… De notre côté, nous avons été touchés par la relation entre Ico et Yorda, par la mise en scène très cinématographique et par la bande-son du jeu, sans oublier les différents mystères liés au récit. Les interactions entre Ico et Yorda sont géniales : il la prend par la main, l’aide à grimper ou passer par dessus un obstacle, utilise des gestes pour communiquer ou tente même de lui parler. Le but principale restant de bien analyser l’environnement (et comprendre le level design) pour progresser, et voir le bout d’une aventure qui ne dépassera pas les 6 heures de jeu (un trophée demande même de le terminer en moins de 2h).


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Ico est un jeu touchant, poétique mais également sombre. Il met en lumière certaine de nos craintes (peur de la différence, de l’abandon) et demande au joueur de s’impliquer pleinement dans son aventure. Protéger Yorda devient un réflexe, et on s’inquiète constamment pour elle. Oui, le jeu a vieilli, les textures accusent le coup et l’aliasing est présent, mais la direction artistique est superbe et les animations détaillées. Si vous n’avez pas encore eu la chance de découvrir ce très beau titre et que vous êtes abonné au PS Plus Premium, n’hésitez plus, et foncez !


Lageekroom

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