La Dreamcast a (presque) 20 ans : on revient sur ses jeux cultes

Elle est sortie en novembre 1998 au Japon, et cela semble s’être passé hier. Ce sont pourtant quasi 20 années qui se sont écoulées depuis l’arrivée de la Dreamcast, la dernière console de Sega, au succès très modeste qui a valu au constructeur d’arrêter les consoles pour se concentrer sur la création et l’édition de jeux vidéo. La Dreamcast est malheureusement passée inaperçue face à la Playstation de Sony, qui avait tout embarqué sur son passage. Et pourtant, la console de Sega est bourrée de qualités, et beaucoup de joueurs commencent à s’y intéresser aujourd’hui, pour rattraper leur retard et leur culture vidéo-ludique, mais surtout grâce à la sortie récente du remaster de Shenmue, qui montre à quel point cette machine en avait dans le bide. Vous découvrez la Dreamcast sur le tard ? Vous aimez déjà follement cette console et vous souhaitez découvrir notre sélection de jeux cultes ? Dans tous les cas, nous vous souhaitons une bonne lecture !


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– Sonic Adventure 1 et 2 –

On commence sans plus attendre avec la mascotte de Sega et son hérisson bleu qui avait fait le bonheur des joueurs Megadrive (et un peu moins Sega Saturn). Les jeux Sonic Adventure sur Dreamcast sont remplis de défauts, de bugs de collision, de caméras défaillantes, et pourtant… Ils dégagent une énergie et un fun que l’on n’a quasi jamais retrouvés dans les jeux Sonic récents, hormis un Sonic Generations de bonne facture. Sonic Adventure propose des niveaux ultra speeds, des décors chatoyants et variés, et la possibilité de jouer avec plusieurs personnages pour un poil de diversité. On retrouve une progression classique, des niveaux, des boss, mais le tout est plus riche et s’offre une histoire, des cinématique, et des zones plus ouvertes. Sonic Adventure 2 restera le plus abouti des 2, plus beau et mieux fini. Ce dernier sera d’ailleurs adapté sur Nintendo Gamecube. Notez enfin que les 2 jeux sont rétrocompatibles sur Xbox One, en passant par la case Xbox Live Arcade !



– Shenmue 1 et 2 –

Impossible de parler Dreamcast sans parler de Shenmue, licence culte qui refait parler d’elle ces jours avec la sortie du remaster de Shenmue I & II. Si vous avez lu le test sur le blog, vous savez que Shenmue occupe une place importante dans mes expériences de gamer, et qu’avec presque 20 ans au compteur, le jeu et sa suite restent toujours aussi énormes. Je ne vais pas en remettre une couche car j’en ai déjà beaucoup parlé, mais je terminerais tout de même en disant qu’une telle richesse dans un jeu vidéo reste encore aujourd’hui un exploit. Le premier Shenmue justifiait à lui seul l’achat de la Dreamcast, et le 2 avait enfoncé le clou !



– Phantasy Star Online –

Alors celui-ci, je l’ai squatté des dizaines et des dizaines d’heures, voire ces centaines ! La Dreamcast était la première console de salon à embarquer un modem, permettant de jouer en réseau, et ce PSO en faisait partie. Attention à la facture de téléphone, qui augmentait ultra vite à l’époque ! Pas d’appels illimités, pas d’ADSL, mais un bon vieux modem 56k et des minutes qui finissaient par coûter une fortune (mon père ne s’en remet toujours pas je crois) ! Revenons en au jeu, un action-RPG futuriste dans lequel vous partiez sur d’autres planètes en équipe pour exterminer des monstres. Les zones n’étaient pas bien grandes et le jeu était assez répétitif, mais quel kiffe ! On pouvait looter tout un tas d’armes et d’objets, échanger avec d’autres joueurs, revendre, et former des équipes de 4 pour plus de puissance de feu. Le joueur transportait également un « MAG », un petit robot qui évoluait visuellement suivant ce qu’on lui donnait à manger. Une sorte de Pokémon, qui permettait d’accéder à diverses attaques. Le jeu était superbe, et les musiques passaient d’air paisibles à l’énergie d’un film d’action. Ce Phantasy Star Online tranchait avec les précédents opus de la saga (des RPGs plus traditionnels) mais s’est avéré être une sacrée tuerie.



– Crazy Taxi –

L’arcade pure et dure ! Vous incarnez un chauffeur de taxi et devez prendre vos clients et les amener là ou il le souhaitent. Un concept basique, répétitif certes, mais ultra efficace ! Crazy Taxi est le genre de jeu d’arcade qu’on ressort régulièrement pour s’éclater un bon coup : la prise en main est immédiate et le fun est présent dès la première seconde. Le jeu est également très coloré et vraiment joli, malgré des défauts techniques récurrents à l’époque et qui sont bien plus flagrants aujourd’hui : le clipping est par exemple assez monstrueux. Le jeu était vendu à prix fort, un peu élevé pour une simple expérience arcade, mais d’occasion à moindre prix, il valait clairement le coup. Un deuxième opus est sorti, plus beau, plus complet, et un troisième a vu le jour, mais sur Xbox cette fois-ci (on ne parle pas des portages du premiers sur PSP ou PS2 notamment). Dans Crazy Taxi 3, le joueur pouvait carrément faire « sauter » sa voiture par dessus des obstacles ou d’autres véhicules ! Je préfère personnellement la simplicité du premier jeu.



– Jet Set Radio –

Lui aussi a déjà fait l’objet d’un article sur le blog, à lire ici. Jet Set Radio est une incroyable vitrine visuelle et sonore pour la Dreamcast, le genre de jeu qui n’a pas vieilli d’un poil malgré le poids des années et sa sortie en 2000. Il faut dire que le style tout en cel-shading vieillit très bien, et les couleurs sont toujours aussi éclatantes. Le jeu est beau, fin, et propose une direction artistique de folie, dans un Tokyo-To fictif qui a vraiment de la gueule. Le joueur devra faire des figures en rollers et taguer les rues de la ville pour prendre l’ascendant sur des gangs rivaux, aux personnages loufoques et charismatiques. Avec ses musiques mélangeant électro, hip-hop et rock, et ses graphismes somptueux, le jeu reste à l’heure actuelle un véritable plaisir. Nous avons un petit faible pour le portage sur Playstation Vita, magnifié par la qualité de l’écran de la console portable de Sony. Une suite, intitulée Jet Set Radio Future est sortie en 2002 sur Xbox, et possède de nombreuses qualités malgré des tags plus basiques à faire côté gameplay.



– Zombie Revenge –

Un beat them all jouable seul ou en coop avec des zombies ? On dit oui ! Zombie Revenge est une sorte de House of the Dead mais en mode Double Dragon. On déplace son personnage, on ramasse des armes diverses et variées, allant d’une planche de bois à des mitrailleuses, et on dégomme les zombies et autres mutants ou boss qui se pointent devant notre tronche. Le jeu fait très série Z avec ses cinématiques mal jouées et ses dialogues bidons, mais reste très sympa à jouer et plutôt joli graphiquement. Les musiques également sont plutôt bonnes et restent bien en tête. Le jeu est forcément un peu répétitif, mais à 2, il y a clairement moyen de s’éclater. On pourra choisir parmi 3 personnages bien clichés pour aller en découdre, et comme bien souvent dans ce genre de jeu, ça part en sucette ! Si vous avez l’occasion de le tester, n’hésitez pas !



– The House of the Dead 2 –

On en parlait, tiens, de The House of the Dead ! Il s’agit d’un rail shooter (le personnage se déplace tout seul et vous devez viser et tirer sur les ennemis) dont le premier épisode est sorti en arcade, puis sur PC et Sega Saturn. Cette suite sur Dreamcast est beaucoup plus belle graphiquement, et propose plusieurs chemins pour arriver au boss de chaque niveau. Attention, il va falloir bien viser ! Un tir raté et c’est un civil qui morfle… Et votre personnage empruntera un chemin différent. Les dégâts sont localisés et le jeu s’avère assez gore. Même si le mode histoire peut se boucler en 2 heures, la rejouabilité est plutôt bonne. Seul bémol aujourd’hui, il est impossible de jouer avec le flingue sur un écran plat… TV cathodique obligatoire donc. The House of the Dead 2 reste une chouette expérience, un jeu de zombie de série B/Z bien défoulant et qu’on ressort avec plaisir le temps d’une petite partie.



– Marvel Vs Capcom 2 –

Avec son roster excellent et son chouette équilibrage, cette suite du jeu sorti en arcade puis sur Sega Saturn et Playstation est encore meilleure. Le joueur forme son équipe de combattants, et c’est parti pour un déluge de coups spéciaux, d’animations en 2D superbes et de décors clairs et bien détaillés. Le jeu est à la fois agréable à l’œil et manette en main. Pour peu que l’on prenne le temps de bien maîtriser un personnage, les combos s’enchaînent et on s’éclate à mort ! Cette version Dreamcast s’avère également ultra fluide, et l’animation n’est jamais prise en défaut. L’âge d’or de la 2D ? Peut être bien.



– Quake 3 Arena –

Lui aussi aura fait chauffer le modem de la Dreamcast. Jouable en réseau (et c’était là tout son intérêt), Quake 3 Arena ne proposait pas de mode histoire comme son prédécesseur, mais des affrontements en arène ultra nerveux. Le jeu était ultra fluide, comme sur PC (les joueurs Dreamcast et PC pouvaient d’ailleurs s’affronter), et l’armement puissant. Le level design des niveaux permettait d’utiliser des téléporteurs ou des tremplins pour aller choper un boost, une arme spéciale, ou un bonus provisoire. Les combats étaient ultra rapides et les joueurs sautaient dans tous les sens en balançant des roquettes ou autres lasers. Quand on commençait une partie de Quake 3 Arena, on ne savait pas à quelle heure elle allait se terminer. Du jeu compétitif comme on aime ! Le jeu n’étant plus jouable en multi sur Dreamcast à l’heure actuelle, forcément, il reste toujours les parties en local ou contre des bots. C’est toujours ça de pris, mais avouons que dans son salon, contre des potes, c’est bien cool aussi.



– Resident Evil : Code Veronica –

La claque ! LE survival horror de la Dreamcast, qui a enterré Blue Stinger sans forcer. Code Veronica est le premier opus de Resident Evil à proposer de la 3D, avec des caméras fixes mais aussi qui se déplacent, pour jouer encore plus avec les angles de vue. Et à l’époque, c’était quelque chose ! Le jeu était déjà pas mal tourné vers l’action, avec l’ami Steve qui aimait bien se la péter avec une arme dans chaque main, dans des ralentis piqués aux films de John Woo. Le jeu était beau, long, et réservait de chouettes surprises en terme de scénario, tout en arrivant même à vous tirer quelques larmes. Et Wesker était de retour ! Code Veronica, au même titre que la première trilogie, mériterait de revenir dans un remake à la hauteur ! Et quel plaisir de retrouver Claire Redfield. Notez que le jeu est sorti sur PS2 dans une version « director’s cut », nommée Code Veronica X. On y retrouve quelques cinématiques bonus mettant en scène Wesker. Quoi qu’il en soit, pour nous, c’est sur Dreamcast que tout a commencé !



– Dead or Alive 2 –

Dead or Alive 2, c’était le jeu de baston à jouer entre potes et avec les copines. Facile à prendre en main et très beau, le jeu pouvait convenir à tout le monde. Mais en creusant un peu, et pour peu que l’on manie correctement les contres, il pouvait devenir nettement plus technique. Sur Dreamcast, ce deuxième opus (sorti également sur PS2, mais au rendu moins propre bourré d’aliasing) proposait des arènes sur plusieurs niveaux bourrées de détails graphiques. Les combattantes n’étaient pas en reste, avec leurs formes généreuses. Même si le mode histoire se torchait en quelques dizaines de minutes, on y revenait souvent le temps de quelques parties. La série a su se bonifier avec le temps, mais ce deuxième épisode reste très important dans la saga !



– Space Channel 5 –

Up Down Up Down, Chu Chu Chu ! Vous connaissez ? Space Channel 5 est un jeu musical qui vous permet d’incarner la belle Ulala dans un univers futuriste ultra coloré dans lequel des extra terrestres asservissent les humains en les faisant danser. A vous les battles de danse pour sauver vos compatriotes, dans des niveaux linéaires qui vous demanderont de reproduire les actions, mouvements, et sons qui se passent à l’écran. Tout est une question de rythme, et le jeu s’avère difficile, les indications étant minimes. Même Michael Jackson s’invitera à la fête ! Le jeu propose un chouette challenge, des musiques mélangeant jazz et disco, toujours rythmées et agréables. Un jeu atypique, mais qui vaut le coup d’être testé ! Un second opus est également sorti sur la console de Sega, pour être ensuite adapté sur PS2. A quand la suite ?



– Power Stone –

La Dreamcast possède 4 ports manette, et Power Stone risquerait bien de tous les exploiter. Il s’agit d’un jeu de combat développé par Capcom, mettant en scène des personnages pouvant se déplacer en 3D dans des décors bourrés d’objets à utiliser pour se battre ou interagir. Vous pouvez par exemple ramasser une chaise pour frapper un ennemi ou vous accrocher à un poteau, tourner autour et envoyer une mandale, en mode pole dance ! Le jeu est speed et il faut se déplacer rapidement dans les décors pour utiliser un maximum d’objets, mais surtout pour dénicher les 3 diamants qui vous permettront de vous transformer et de devenir surpuissant. A 4, le plaisir est total, c’est un peu le bordel mais on s’éclate vraiment ! Chaque personnage est très différent et possède ses propres attaques. La suite, sortie en 2000, et un peu moins bonne à nos yeux. Si vous souhaitez tester Power Stone, vous pouvez également mettre la main sur la Power Stone Collection sur PSP, qui regroupe les 2 opus de la Dreamcast.



– SoulCalibur –

SoulCalibur est le jeu qui m’a fait acheter la Dreamcast ! Il tournait sur un écran dans un magasin : coup de foudre, emballé c’est pesé, je repars avec la console sous le bras ! Techniquement, le jeu était ultra impressionnant, vraiment superbe et ultra fluide. En terme de prise en main, idem, les coups sortent facilement et les combos sont vraiment jouissifs. Côté personnages, il y en a pour tous les goûts, même si j’avoue avoir un petit faible pour Kilik et son bâton, aux animations et effets graphiques géniaux ! Disponible sur le Xbox Live Arcade, le premier Soulcalibur reste un sacré jeu, encore aujourd’hui. Et la saga ne risque pas de disparaître, avec l’arrivée prochaine du sixième épisode. Vivement !



Et ce n’est pas tout ! La Dreamcast regorge de jeux de qualité, de F355 Challenge à Skies of Arcadia en passant par Stupid Invaders ou encore Sega Extreme Sports. Il y en a eu presque pour tous les goûts sur la console de Sega, malgré sa courte vie, mais vous savez quoi : on se retrouvera très vite pour en reparler. Dommage néanmoins que certains genres de jeu furent très peu représentés : il a manqué un ou deux bons RPG, un bon jeu de foot (les FIFA boudaient la Dreamcast), et certains projets ont été annulés au dernier moment ou n’ont jamais vu le jour alors qu’ils étaient quasi terminés (Half Life, Soul Reaver 2, Propeller Arena). Une triste fin, mais la console vit encore aujourd’hui dans le cœur des fans, et c’est bien ça le principal !


Article rédigé par Panzer – Lageekroom

3 pensées sur “La Dreamcast a (presque) 20 ans : on revient sur ses jeux cultes

  • 1 septembre 2018 à 17 h 53 min
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    Un très très bon souvenir cette console.
    Franchement c’était un véritable coup de cœur 😍
    De sacrés bon jeux d’autant plus.
    Dommage qu’elle soit arrivée aussi vite que parti…

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  • 2 septembre 2018 à 0 h 42 min
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    J’adore cette console et encore aujourd’hui elle fait parti de mes consoles favorites. Je faisais parti a l’époque de ces gens qui ont acheté la Dreamcast en seule console next et ce n’est pas du tout un regret. Aujourd’hui cette console m’a tellement marqué que je souhaite obtenir l’ensemble de sa ludothèque 😁

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  • 7 septembre 2018 à 13 h 48 min
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    Superbe article ! Elle reste et restera ma console préférée à jamais.

    J’ai passé tellement de moment super avec mon frère sur cette console.

    Il manque tout de même à mes yeux mon jeu favori dans la sélection, je parle de Skies of Arcadia ❤

    Bonne continuation à vous 😉

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