Avis BD Glénat : Le Manoir Sheridan – Tome 1, La Porte de Géhenne

Cette semaine est décidemment riche du côté de l’éditeur Glénat. C’est également ce 9 juin 2021 que sera disponible la bande-dessinée « Le Manoir Sheridan », scénarisée par Jacques Lamontagne (Lancelot, Les Druides ou encore Les Korrigans) et dessinée par Ma Yi (Elfes, Yuna). Avec sa superbe couverture aussi poétique que cauchemardesque, l’ouvrage nous faisait forcément de l’œil, surtout lorsque l’éditeur n’hésite pas à citer Tim Burton comme référence quand il parle de l’ambiance proposée. Le résultat est-il au rendez-vous ? C’est ce que nous allons voir.


Avis BD Glénat : Le Manoir Sheridan - Tome 1, La Porte de GéhenneSynopsis : Québec, Canada 1922. En fuite après avoir volé la caisse d’un magasin général, Daniel est englouti avec son traîneau dans les eaux d’un lac gelé. Angus Mac Mahon le sauve de justesse et l’emmène dans sa demeure, le manoir Sheridan, une grande bâtisse isolée et inquiétante. Au fil de sa convalescence, Daniel va découvrir par hasard, dans une aile dont l’accès lui est totalement interdit, la nièce d’Angus, la belle Edana, plongée dans un profond état de catalepsie. Daniel va découvrir qu’il a ouvert la porte d’un monde cauchemardesque qu’il lui faudra affronter en passant un dangereux pacte avec le maître des lieux, pour défendre sa vie et celle de cette mystérieuse créature dont le charme l’a envouté… Baigné d’une aura ténébreuse à la Edgar Alan Poe, ou encore d’ambiances proches de certains films de Tim Burton, le premier tome de ce dyptique nous transporte dans une aventure fantastique enlevée et magnifiée par un dessin des plus inspiré !


Avis BD Glénat : Le Manoir Sheridan - Tome 1, La Porte de Géhenne


Une grande bâtisse mystérieuse, un aile dont l’accès est totalement interdit, une fillette plongée dans un état de catalepsie… « Le Manoir Sheridan » immerge dès les premières pages alors que notre héros, suite à un accident de traîneau (après un braquage, précisons le), se réveille auprès du propriétaire des lieux. Alors qu’il se remet doucement de son accident et qu’il se déplace en fauteuil roulant, Daniel ne résiste pas à la tentation et s’enfonce dans les couloirs de la demeure, découvrant la fameuse nièce, Edana, en état cataleptique. Mais malgré cette transgression des règles, le propriétaire Angus Mac Mahon se livre à Daniel, et lui explique les raisons de cette maladie. Mais certains mystères commencent à pointer le bout de leur nez… Pourquoi le nom de Zepahan, le frère d’Angus Mac Mahon, n’apparait pas sur la pierre tombale dans le cimetière alors qu’il est censé être mort ? Cette histoire de rite interdit pour faire revenir Edana d’un autre monde est-elle réelle ? Daniel va bientôt le découvrir, et visiter une sorte de monde alternatif rempli de monstres pas très accueillant, dans une ambiance gothique rappelant effectivement l’univers de Tim Burton. Forcément, quelques rebondissements sont à prévoir, mais nous vous laissons les découvrir. On pourra malgré tout reprocher à la narration d’être un peu directe, et de nous balancer d’un coup le plan de A à Z, certains clichés n’étant malheureusement pas évités.

Visuellement, ce premier tome est très réussi, et même si le bestiaire pourra sembler un peu classique, l’immersion est au rendez-vous. C’est le choix des couleurs qui fait mouche, avec des noirs profonds, des séquences enneigées en extérieur très jolies, et les intérieurs de la bâtisse détaillés. Les personnages ne sont pas en reste, même si Daniel est à nos yeux un peu en retrait, et lui aussi un poil classique. Il manque un peu de charisme, mais on précisera pour sa défense qu’il est loin d’être un héros et qu’il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. La fin du tome réserve quoi qu’il en soit une surprise de taille, et nous allons attendre la suite avec impatience. On précisera enfin qu’un cahier graphique est proposé dans les toutes dernières pages, avec la présentation de très chouettes croquis.


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Ce premier tome de « Le Manoir Sheridan » a quelques défauts, à commencer par un bestiaire un peu classique, une narration qui n’évite pas certains clichés et un personnage principal qui manque un peu de charisme. Malgré tout, l’ambiance est excellente et les rebondissements sont efficaces, tout comme la partie visuelle. Ce premier tome est donc parvenu à nous immerger dans son univers, et nous avons hâte de découvrir la suite après une fin pour le moins surprenante !


Lageekroom

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