Avis Manga Akata Editions : Les Affamés – Tome 1

Ce mois de février est décidemment placé sous le signe des zombies ! Après notre test de Dying Light 2 (à découvrir ici), direction l’univers du manga et l’éditeur Akata, à la découverte de la toute première série de Kunitaro Tomoyasu : « Les Affamés ». Avec ce premier tome, l’éditeur nous promet une œuvre innovante, qui questionne sur notre dépendance alimentaire, l’hypocrisie de notre société, l’amour ou encore l’humanité. Ce premier tome est-il réussi ? C’est ce que nous allons voir.


Avis Manga Akata : Les Affamés critique manga lageekroomSynopsis : La race humaine est au bord de l’extinction, menaçant la nouvelle « société » zombie d’une crise alimentaire sans précédant. Wataru, mort-vivant à la constitution unique, a gardé son intelligence, mais aussi une part de ses émotions d’être humain. Avec l’espoir de devenir maître du monde, il élabore un plan sans pareil pour nourrir ses congénères : séquestrer un homme et une femme pour les faire se reproduire et donner leurs nouveaux-nés en pâture à ses camarades ! Mais quand il croise enfin la route d’une survivante humaine, il pourrait bien remettre en cause ses projets… L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


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Avant de commencer, il est bon de préciser que « Les Affamés » ne sera pas le seul manga à traiter du thème des zombies en ce mois de février chez l’éditeur Akata. Nous vous parlerons en effet également de « Boys of the Dead« , que nous avons eu la chance de recevoir en même temps que notre ouvrage du jour. Mais revenons-en à nos moutons, et à nos zombies plus précisément ! Wataru est le héros de notre histoire, un héros vraiment pas comme les autres puisqu’il s’est transformé, comme la plupart de ses congénères, en mort-vivant. Mais Wataru possède une particularité, parfois effleurée dans les œuvres cultes du cinéaste Georges Romero : il a gardé toute son intelligence. Problème : la nouvelle « société » zombie qui a remplacé celle des vivants n’a plus de quoi se nourrir. Les humains sont en effet en voie de disparition, et les morts-vivants n’ont plus rien à se mettre sous la dent (une métaphore assez parlante, surtout lorsque l’on voit le gâchis alimentaire de notre société). Le plan de Wataru est donc très simple (et particulièrement glauque) : séquestrer un homme et une femme pour les faire se reproduire, et ainsi repeupler la planète, le but étant bien entendu de nourrir les zombies. L’homme est déjà trouvé, et Wataru le protège et le nourrit. Il ne reste plus qu’à lui trouver une femme, ce qui va rapidement arriver dans ce premier tome. Mais la jeune femme en question est Tachibana, bien connue de notre héros…

Ce premier tome s’est avéré immédiatement accrocheur, et n’est pas qu’une « vulgaire » histoire de morts-vivants. Wataru n’a jamais réellement existé en société lorsqu’il était encore « en vie », et sa nouvelle condition de zombie pourrait être pour lui un moyen de devenir, comme il le dit, maître du monde. Comme nous l’annonçait l’éditeur, « Les Affamés » nous parle d’amour, un amour désormais impossible, mais également de l’être humain. Et on aborde, comme souvent avec les œuvres parlant de zombies, le comportement même de certains hommes. Un humain souvent plus dangereux que le zombie lui-même, et dans le cas présent totalement exécrable. L’homme que Wataru « élève » lui parle mal et le rabaisse sans cesse. C’est clairement un porc, obsédé qui plus est, dont le comportement s’est avéré à plusieurs reprises clairement douteux, voire condamnable. On plaint la pauvre fille qui va être forcée de s’accoupler avec lui. On sent presque sa mauvaise odeur à travers les pages, lui qui est encore puceau et qui ne montre pas une once de respect envers les femmes. Wataru n’est pas non plus exempt de tout reproche, et va payer cher son comportement lorsque de nouveaux personnages vont intégrer le récit. Certains d’entre eux ont également un comportement parfois limite, qui montre une nouvelle fois la fragilité de notre société en cas de crise grave. L’ambiance est souvent sombre et clairement poisseuse… En ce qui concerne les visuels, nous avons trouvé le coup de crayon de Kunitaro Tomoyasu très accrocheur, n’hésitant pas à montrer ses personnages en gros plan pour mettre en avant leurs expressions et sentiments. L’ouvrage en lui-même est très qualitatif, au papier épais et à la couverture un poil angoissante. Nous avons néanmoins relevé quelques coquilles (« ça fasait longtemps »).


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Ce premier tome de « Les Affamés » est souvent percutant, que l’on parle de ses visuels ou des thèmes abordés. La violence n’est pas gratuite et met souvent en lumière les dérives de notre société, et le comportement nauséabond de certains humains. Des rebondissements sont au programme, les personnages sont bien traités, et la fin laisse sur pas mal d’interrogations. La suite promet d’être excellente, et on espère que certains thèmes seront davantage développés


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