Avis Manga Glénat : L’École emportée – Édition originale – Tomes 5 et 6 (série terminée)

Nous en sommes déjà à l’avant-dernier tome de l’édition originale de « L’École emportée« , avec un cinquième volume disponible depuis le 16 mars 2022. Les choses s’accélèrent pour les enfants, qui vont faire des découvertes qui les marqueront à tout jamais. Le manga de Kazuo Umezu entre donc dans sa dernière ligne droite, avec des épreuves de plus en plus macabres pour nos héros. C’est parti pour notre avis !

– Mise à jour de l’article avec notre avis sur le tome 6, disponible le 18 mai 2022 –


Avis Manga Glénat : L’École emportée – Édition originale – Tome 5Synopsis : Les élèves qui ont consommé les champignons noirs commencent à se comporter étrangement et finissent par se transformer en de monstrueuses créatures. L’école se scinde alors en deux camps : ceux qui sont résolus à rester humains, et les autres, prêts à prendre un corps adapté aux conditions infernales de ce monde mais à abandonner leur humanité.


Avis Manga Glénat : L’École emportée – Édition originale – Tome 5


Sortie au milieu des années 70, l’œuvre de Kazuo Umezu n’a jamais été autant d’actualité. L’horreur est toujours présente dans ce tome 5, riche en événements et en révélations, et de nombreux thèmes de société sont abordés, comme le rôle de l’être humain dans la destruction, lente et presque irrévocable, de notre planète. Un côté écolo souvent mis en avant, et qui fonctionne vraiment bien. Les adultes ont pris les mauvaises décisions, et l’avenir repose sur les générations à venir, et donc les enfants. Mais ces derniers, dans notre récit, sont bien mal en point. Après la peste ou encore les fourmis géantes, sans oublier la famine et la violence du seul adulte survivant, les élèves vont découvrir une gare, enfouie sous le sol, et les créatures qui y habitent. C’est à ce moment là que nous allons apprendre ce qui est arrivé à l’humanité, et quelques questions trouvent enfin une réponse. Mais on reste malgré tout dans un certain flou, et de nombreux mystères restent en suspens. L’affrontement face à ces créatures (on ne vous en dit pas plus sur elles pour ne rien vous gâcher) va être violent, et les enfants vont tenter de regagner leur école. Malheureusement, tout part en vrille là bas également, avec un Sekiya très violent (seul adulte encore présent) et des élèves qui vont encore se diviser et créer des clans, avec des affrontements mortels. Pire, Sho va faire une crise d’appendicite… quand on vous dit que tout va mal. On suit également la mère de Sho, qui va tenter d’entrer en contact avec lui et de lui venir en aide.

Ca bouge bien, une nouvelle fois, dans ce tome 5. Kazuo Umezu sait clairement manier l’horreur, et on enchaîne les épisodes traumatisants pour les enfants. Difficile de ne pas perdre les pédales pour Sho et ses amis, dont l’espoir de survie diminue heure après heure. Une nouvelle fois, les enfants vont devoir se comporter en adultes, jusqu’à opérer l’un des leurs. Cela semble parfois tiré par les cheveux, mais on reste dans l’esprit de la série. Visuellement, c’est toujours aussi percutant, et même si les visuels « d’époque » ne plairont pas à tout le monde, le travail réalisé est riche et détaillé. Certaines grandes illustrations en jettent, et l’immersion est au rendez-vous. « L’École emportée » reste une série atypique qui divisera (et qui nous balance en pleine face les dérives des êtres humains quand ils sont poussés dans leurs retranchements), mais les thèmes abordés restent, comme nous le disions précédemment, totalement d’actualité. Bientôt la fin pour cette édition originale de « L’École emportée » ! Quelques révélations sont au programme de ce tome 5, qui nous apprend davantage sur ce qui est arrivé à l’humanité. On sent que ce tome temporise malgré tout quelque peu avant le final, que l’on attend avec impatience, et qui sera disponible le 18 mai prochain. Les enfants ne sont pas au bout de leur peine.


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Avis Manga Glénat : L’École emportée – Édition originale – TomeL’École emportée – Édition originale – Tome 6 : « À bout de forces, les élèves survivants doivent se résoudre à abandonner l’école dans l’espoir d’un salut. C’est alors qu’ils pénètrent dans un ancien parc d’attractions peuplé d’automates semblant retracer l’histoire de l’humanité. Mais, tandis qu’ils découvrent la vérité sur leur monde et que les pires pulsions de survie finissent par les saisir, le passé et le futur entament une ultime ronde… »

Cette édition originale de « L’École emportée » touche à sa fin. La route fut longue pour les enfants, qui ont enchaîné les épreuves et les drames. Certains ont toujours gardé espoir, d’autres ont abandonné et ont perdu la vie… Et ce tome 6 va leur réserver encore bien des misères : monstres sanguinaires, nuage toxique ou encore crevasse à franchir sont au programme de ce tome 6. Mais il n’y a pas que l’environnement qui en veut aux enfants, qui continuent à s’entretuer, certaines fortes têtes tirant les ficelles. Certains aspects les plus sombres de l’être humain sont mis en avant ici, et voir des enfants en assassiner d’autres a de quoi choquer. On ne parle pas d’adultes mais bel et bien de jeunes enfants (censés être « innocents »), certains étant encore à la maternelle, et l’impact lors de la lecture est bien réel. C’est violent, sanglant, et certains en viennent même à pratiquer le cannibalisme. Quand on vous dit que le manga va au bout des choses, on ne vous ment pas. Certains illustrations sont clairement horrifiques, comme ces automates devenus fous qui n’hésitent pas à tuer eux aussi. A chaque nouveau chapitre sa menace, et nos malheureux personnages n’ont jamais le temps de souffler…

Le récit avance de façon rythmée dans ce tome 6, qui va apporter quelques réponses mais laisser certains mystères en suspens. Les enfants parviendront-ils à retourner dans le passé ? Qu’est-il réellement arrivé à l’humanité ? L’espoir d’un avenir meilleur est-il encore permis ? Vous le saurez en lisant ce tome 6, qui conclut avec brio une série marquante, qui a vieilli sur certains points mais qui reste pleinement d’actualité. Certains thèmes abordés sont très forts, et une certaine émotion est au rendez-vous. Visuellement, c’est toujours aussi riche et détaillé, même si le style pourra diviser, et de grandes illustrations sont de la partie. Malgré quelques chapitres en deçà, la faute à des réactions des personnages parfois forcées ou incohérentes, nous avons beaucoup aimé la série de Kazuo Umezu, qui reste incontournable si on aime le genre.


Lageekroom

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