Avis Manga Glénat : Pour le pire – Tomes 3 et 4

Après notre article revenant sur les 2 premiers tomes de « Pour le pire » (à lire ici), il est temps de parler à nouveau du manga de Tarô Nogizaka dont le tome 3 est disponible depuis le 15 septembre 2021. Cette histoire de mariage entre une condamnée à mort et Arata, notre personnage principal, a de quoi surprendre, mais l’employé aux services d’aide à l’enfance ne perd pas de vue sa mission principale : récolter des informations sur les meurtres commis par sa nouvelle femme. Thriller psychologique accrocheur, « Pour le pire » revient donc pour un tome 3 que nous attendions avec impatience. C’est parti !

– Mise à jour de l’article avec notre avis sur le tome 4, disponible depuis le 1er décembre 2021 –


Avis Manga Glénat : Pour le pire – Tome 3 blog manga lageekroom Synopsis : Arata Natsume, employé aux services d’aide à l’enfance, la trentaine et célibataire, prend contact avec Shinju Shinagawa. Cette détenue de 21 ans est condamnée à mort pour le meurtre de trois hommes, parmi lesquels le père d’un enfant dont il a la charge. Mais au cours de son entrevue avec “Bozo Shinagawa”, comme on la surnomme, il la demande en mariage pour gagner sa confiance, dans l’espoir de lui soutirer ses secrets. Shinju lui déclare alors qu’elle va sortir de prison. À compter de ce jour, s’engage entre eux un duel psychologique qui entraîne petit à petit leur entourage dans la tourmente…


Avis Manga Glénat : Pour le pire – Tome 3 blog manga lageekroom


Shinju Shinagawa est-elle réellement une tueuse en série ? C’est la question que l’on peut se poser après avoir découvert les 2 premiers tomes de la série de Tarô Nogizaka, même si tous les indices semblent indiquer sa culpabilité. Et pourtant, l’avocat de la condamnée à mort est persuadé de son innocence et compte bien le prouver en appel. Arata est de son côté persuadé qu’elle n’échappera pas à la peine de mort et ce mariage improvisé, mais pourtant bien réel et tout ce qu’il y a de plus officiel (les papiers sont signés), ne l’inquiète pas plus que ça. Une fois qu’elle aura été exécutée, il n’aura même plus besoin de divorcer. Mais à la lecture de ce tome, on doute… On doute de la suite des événements, et Arata pourrait bien avoir commis une sacrée erreur en se mariant avec Shinju. Surtout que l’avocat de la condamnée guette les actions d’Arata, et se rend compte que ce dernier est secrètement en contact avec les familles des victimes. L’étau se resserre, mais Arata doit garder le cap et jouer le jeu, surtout que Shinju lui demande de réfléchir à ce qu’ils pourraient faire ensemble s’ils avaient 24h devant eux. Les personnages sont une nouvelle fois bien écrits, que l’on parle des protagonistes principaux, de l’avocat, ou encore de Momo, la collègue attachante d’Arata.

Le duel psychologique qui a lieu entre Arata et Shinju a donc un impact sur l’entourage de chacun. Nous, lecteurs, sommes même un peu perdus face aux comportements de ces personnages. Shinju est-elle réellement coupable de ces meurtres atroces ? On en doute… Arata commence-t-il à avoir des sentiments pour elle ? On se le demande, et il semble parfois perdu dans ses pensées, comme envouté par cette jeune femme qui semble parfois sincère et soumise, et parfois manipulatrice et dangereuse. Tout ceci est assez perturbant, et différents niveaux de lecture sont de la partie. Ce tome 3 s’avère mieux rythmé que le précédent, et la tension est au rendez-vous, notamment lors du procès en appel. Les dessins de qualité participent à l’immersion, avec une « tueuse » aux expressions changeantes, qui passe de la joie à l’angoisse en quelques secondes. Le coup de crayon de Tarô Nogizaka fait plaisir à voir, totalement dans la lignée des 2 premiers tomes. Ce tome 3 de « Pour le pire » s’avère au final meilleur que le précédent, et une certaine tension est palpable tout au long de la lecture. Les personnages sont une nouvelle fois bien écrits, et parviennent à nous faire douter quant à leurs motivations, mais également leurs pensées. On se pose des questions sur les sentiments de chacun, sur la culpabilité de Shinju, ou encore sur ce que ressent réellement Arata. La fin laisse en tout cas sur une note de mystère, et il nous tarde de découvrir la suite du récit.


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Pour le pire - Tome 4  avis manga critique éditions glénatPour le pire – Tome 4

Synopsis : Arata Natsume, employé aux services d’aide à l’enfance, la trentaine et célibataire, prend contact avec Shinju Shinagawa. Cette détenue de 21 ans est condamnée à mort pour le meurtre de trois hommes, parmi lesquels le père d’un enfant dont il a la charge. Mais au cours de son entrevue avec elle, il la demande en mariage pour gagner sa confiance, dans l’espoir de lui soutirer ses secrets. À compter de ce jour, s’engage entre eux un duel psychologique à travers la vitre du parloir, qui les amène à se marier pour de vrai. Puis arrive le jour du procès en appel de Shinju, qui s’est soudain mise à clamer son innocence… L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.

Depuis 3 tomes déjà, Shinju nous balade ! La jeune femme, condamnée à mort pour le meurtre de 3 hommes, est-elle réellement une tueuse psychopathe ? Difficile de lire entre les lignes, tant elle joue bien la comédie, parvenant à manipuler tout le monde. Ce tome 4 sera celui de toutes les questions, et elles sont nombreuses ! Qui Shinju cherche-t-elle à protéger ? Sa mère, son père ? Porte-t-elle le chapeau pour protéger la ou le véritable coupable ? Se venge-t-elle des autres à cause du harcèlement dont elle a été victime durant son enfance ? Difficile de démêler le vrai du faux, et notre héros Arata semble lui aussi perdu. Il l’est encore davantage quand Shinju lui envoie une lettre accompagnée d’une demande de divorce ! La confusion est permanente, et nous avons clairement dévoré ce quatrième tome ! Même Momo, la collègue d’Arata, tente de glaner des informations en allant interroger Shinju, mais c’est peine perdue, tant la condamnée semble tirer les ficelles et immédiatement comprendre quand on essaye de lui soutirer des choses. Arata reste persuadé qu’elle est coupable, mais ne peut s’empêcher de ressentir de la compassion pour elle. Son boss s’en mêle, son mariage avec Shinju faisant les gros titres. L’étau se resserre…

Le rythme de ce tome 4 est excellent, et trouve son apogée lors de la séquence du procès, durant laquelle Shinju en dit beaucoup. Elle parle du retour de son père, du harcèlement qu’elle a subi, des meurtres et de sa complicité pour cacher des morceaux des cadavres. Tout ça est bien glauque, mais est-ce la vérité ? Shinju change parfois soudainement de comportement, elle qui affirmait être innocente mais dit aujourd’hui qu’elle accepte la peine de mort. « J’ai l’impression que c’est un génie pour s’immiscer dans le cœur des gens » affirme le juge. Shinju parvient quoiqu’il en soit à toucher l’audience et fait tout pour, que l’on parle de sa façon de parler, d’exprimer ses émotions voire même de ses choix vestimentaires. Le suspense est total, et on a vraiment l’impression de se faire balader nous aussi. La série continue donc sur sa lancée avec ce tome 4 très accrocheur, qui propose un superbe coup de crayon. Shinju est bien mise en valeur, avec de grandes illustrations (certaines étant bien glauques). Voudrait-on nous faire croire qu’elle n’est qu’une simple jeune fille sans histoire ? Nous avons hâte de découvrir la suite de la série, dont le tome 5 sera disponible en mars prochain !


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