Avis Manga Kazé : Yakuza Reincarnation – Tome 01

Certains éditeurs ont fait du genre isekai leur spécialité, et on pensera notamment à Doki-Doki et des séries telles que « Cube Arts » ou encore « Je suis un assassin (et je surpasse le héros)« . Aujourd’hui, ce sont les éditions Kazé qui se lancent dans le genre, mais avec une petite subtilité, et non des moindres : notre héros, qui va devenir une héroïne, est un Yakuza ! On s’attend donc à un choc des cultures radical, et c’est en effet ce qui va se produire dans ce premier tome, dessiné par Hiroki Miyashita et scénarisé par Takeshi Natsuhara. C’est parti pour notre avis !


Avis Manga Kazé : Yakuza Reincarnation - Tome 01Synopsis : Yakuza cinquantenaire régnant à l’ancienne sur son quartier, Ryûmatsu est victime d’un complot et se noie, mais se réveille dans le corps de Ryû, la délicate princesse du royaume de Lundberg. Un monde magique ? Qu’à cela ne tienne. Il est redevenu jeune (et vigoureuse !) et son nouveau territoire a besoin de ses poings pour être défendu.


Avis Manga Kazé : Yakuza Reincarnation - Tome 01


Lorsque l’on découvre un isekai, on s’attend forcément à un décalage entre l’univers d’origine de notre héros ou héroïne et sa destination ! Et c’est peu de le dire dans le cas présent, et découvrir Ryûmatsu, yakuza cinquantenaire, dans un univers fantasy peuplé de gobelins a de quoi détonner ! La première chose très appréciable dans ce premier tome est le chapitre d’exposition, qui prend son temps pour nous présenter notre héros. Alors que la plupart des isekai envoient des lycéens dans un autre monde en à peine 2 pages, « Yakuza Reincarnation » prend son temps et nous permet de rapidement nous attacher à Ryûmatsu, qui ne lésine pas sur les patates dans la tronche mais qui accuse quelques années au compteur. Ses douleurs à la hanche le gênent, mais cela ne l’empêche pas de corriger quelques loubards venus extorquer de l’argent aux habitants de son quartier. On sent déjà le décalage générationnel, entre les lascars « nouvelle génération » et Ryûmatsu, attaché à certains principes. Malheureusement, notre héros va tomber dans un piège et voir sa dernière heure arriver de manière vraiment marquante. Une triste fin qui ne sera qu’un début, vous vous en doutez, et à son réveil, c’est une toute autre vie qui va s’offrir à lui. Forcément, il va lui falloir un peu de temps avant de réaliser qu’il est désormais une princesse traquée, obligée de fuir son royaume en compagnie de ses fidèles alliés. Non, les gobelins ne sont pas des yakuzas déguisés pour Halloween, et Ryûmatsu va rapidement s’en rendre compte !

Notre yakuza est désormais Ryû, princesse du royaume de Lundberg. Mais ce monde, en apparence si différent du sien, ne l’est au final pas tant que ça, et de nombreuses similitudes sautent rapidement aux yeux. Pauvreté, harcèlement, violence envers femmes et enfants, trafic de drogues… tout ça lui rappelle forcément son monde, et Ryûmatsu va utiliser toutes ses facultés (aussi bien physiques qu’intellectuelles) pour tenter de remettre de l’ordre dans tout ça. L’entourage de la princesse est sur le cul, tant le comportement de cette dernière a changé (et surtout ses méthodes), ignorant tout de ce qui a bien pu se passer (ils pensent à une perte de mémoire). Ce premier tome démarre bien, s’avère dynamique et n’hésite pas à aborder des thèmes assez importants, sans oublier quelques mystères (le tatouage de notre héros). L’humour est également au rendez-vous, avec quelques petites répliques bien marrantes. Mais malgré ce ton parfois léger, on sent que les enjeux sont là, avec même une certaine violence dans les coups. Le décalage fonctionne en tout cas très bien, et on se prend rapidement au jeu. Visuellement, l’ensemble fait bien le job, avec des visages expressifs et des scènes d’action tout à fait lisibles. Histoire de chipoter, on aurait aimé découvrir davantage les décors, histoire de nous immerger un peu plus dans ce nouvel univers.


A lire également : 


Ce premier tome de « Yakuza Reincarnation » démarre de façon rythmée mais sans aller trop vite. Les premières pages prennent leur temps de bien présenter le personnage principal, qui devient rapidement attachant. Ses premiers pas dans sa nouvelle peau en sont d’autant plus intéressants, lui (elle) qui va utiliser ses méthodes de yakuza pour remettre de l’ordre dans ce nouveau monde. L’humour est là, mais ce premier tome sait également être sérieux lorsqu’il s’agit de parler de thèmes importants comme l’addiction ou la violence. Maintenant que les bases sont posées, il nous tarde de découvrir qui tire les ficelles !


Lageekroom

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *