Avis Urban Comics : Joker Infinite – Tome 1

Alors que tous les yeux sont braqués sur « The Batman », qui vient tout juste de sortir au cinéma, le Joker souhaite lui aussi avoir sa part du gâteau, et c’est vers l’éditeur Urban Comics qu’il faudra se tourner. « Joker Infinite » est en effet disponible depuis le 25 février dernier, et met en scène un Joker plus fou que jamais, aux prises avec Jim Gordon. Le premier tome s’intitule « La chasse au clown », et nous avons eu la chance de le recevoir afin de vous en parler. C’est parti !


Avis Urban Comics : Joker Infinite - Tome 1 lageekroomSynopsis : Si les trajectoires de Batman et du Joker sont intimement liées, il en va de même pour toutes les victimes collatérales du clown criminel. Parmi celles-ci, Jim Gordon figure parmi les plus sévèrement traumatisés. Depuis les événements qui paralysèrent sa fille Barbara, l’ex-commissaire reste hanté par la barbarie du Joker. Aussi, lorsque la représentante d’une mystérieuse organisation lui propose d’assassiner le Joker, Gordon y voit l’occasion de faire ce que Batman ne se résoudra jamais à faire et de débarrasser une bon fois pour toute le monde de cet avatar du Mal absolu. Contenu VO : The Joker #1-6. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


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Avec James Tynion IV au scénario et Guillem March au dessin, on ne pouvait qu’être impatients de découvrir ce premier tome de « Joker Infinite« , qui va nous embarquer dans de nouveaux décors, loin de Gotham. La ville culte ne sera malgré tout pas oubliée, le temps de présenter les enjeux et de commencer à les développer. Nous avons affaire à une série sur le Joker, mais également sur Jim Gordon. L’un ne va plus sans l’autre, et le pauvre Jim en a sacrément bavé. Un résumé des événements nous est d’ailleurs proposé au début de l’ouvrage, et on revient sur les blessures de Gordon depuis les événements de « Killing Joke » et sur la perte de son fils ou ce qui est arrivé à sa fille Barbara. De quoi se remémorer les traumatismes vécus par le commissaire, qui a désormais pris sa retraite, mais dont les blessures persistent. Ces dernières sont autant physiques que psychologiques, et bien que le Joker ait mis les voiles, il hante encore les cauchemars de ce pauvre Jim. Et l’armée de clowns masqués qui envahit Gotham n’aide pas. Alors quand Gordon va se voir proposer d’assassiner le Joker, il va sérieusement se pencher sur la question. Impossible d’en parler clairement à Batman et de tout lui avouer : Jim va rester vague et devoir suivre ses mystérieux commanditaires, se lançant (presque) seul dans cette mission. Mais il ne sera pas le seul à vouloir faire la peau du Joker, et l’action va soudainement monter d’un cran avec l’arrivée de nouveaux personnages.

Ce premier tome de « Joker Infinite » fonctionne vraiment bien, et le personnage de Jim Gordon est parfaitement développé. Il a souffert des différentes tortures du Joker, et a bien failli plonger dans une folie irréversible. Le Joker voulait prouver à Batman qu’il était possible, en une nuit seulement, de faire perdre pied à Gordon. Mais ce dernier a tenu bon, a réussi à se ressaisir, mais l’ombre du Joker plane au dessus de lui. Le Joker est égal à lui-même, totalement perché et ultra inquiétant, magnifié par le coup de crayon impeccable et détaillé de Guillem March. Ce premier tome a vraiment de la gueule, que l’on parle de sa colorisation ou de son découpage, avec de superbes illustrations. On a également droit à un flashback qui change totalement de style visuel. Les visages sont détaillés, les expressions également : les visions cauchemardesques de Gordon font froid dans le dos. Un véritable thriller psychologique, bien rythmé et qui propose un certain renouveau dans ses environnements. L’ouvrage est vraiment qualitatif, et sa couverture ne manquera pas d’attirer le regard. Les couvertures alternatives ne sont pas en reste, et on peut en découvrir de vraiment très chouettes à la fin de ce premier tome.


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Il nous tarde de découvrir la suite de « Joker Infinite ». Le récit démarre en effet vraiment bien, place rapidement ses enjeux tout en proposant pas mal d’infos sur les événements passés et notamment l’attaque au gaz d’Arkham. Jim Gordon est au cœur du scénario, lui qui est hanté par un Joker pourtant loin de Gotham. Visuellement, c’est superbe, et le rythme est au rendez-vous. Le spectacle est garanti, et le duo Gordon/Joker ultra prometteur pour les chapitres à venir. Vivement !


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