TEST : Outriders : classique, mais terriblement efficace !

Outriders était notre jeu le plus attendu du mois, voire même de ce début d’année. Si vous avez déjà jeté un œil à notre preview du jeu de People Can Fly et de Square Enix, vous avez normalement une petite idée de ce qui vous attend dans ce TPS classique sur bien des points, mais qui promettait une aventure intense. Et bien autant vous le dire tout de suite, vous n’étiez pas prêts, et malgré ses défauts (parfois frustrants), le jeu en a sous la pédale et a su nous convaincre. C’est parti pour notre test !


TEST : Outriders : classique, mais terriblement efficace ! lageekroom blog gaming jeux vidéoOutriders pioche çà et là tout un tas de bonnes idées. Du Mass Effect pour son univers et la découverte d’une nouvelle planète, du Destiny pour son interface, du Gears of War pour le système de couverture, ou encore du The Division pour certaines mécaniques de jeu. Difficile de proposer une identité propre lorsque l’on reprend tous ces codes, et le jeu de People Can Fly peine un peu à démarrer, malgré un prologue qui propose déjà quelques scènes choc. Pour résumer les faits, sachez que la Terre étant mourante, l’humanité se doit de trouver un nouvel endroit. C’est la planète Enoch qui a été choisie, mais votre arrivée sur les lieux sera plus compliquée que prévu. Signal de détresse, faune locale peu accueillante… tout ceci pourrait être gérable si une grosse anomalie ne venait pas mettre un peu de piment. Ces « tempêtes » détruisent toute forme de vie sur leur passage, mais tous n’y succombent pas. En effet, certains humains (et pas que…), et vous en faites partie, développent des pouvoirs, ces fameux pouvoirs qui vous serviront durant l’aventure, et qui monteront en puissance niveau après niveau.


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Lorsque nous lisons sur le net que le scénario d’Outriders est « bateau », nous sommes un peu sur les fesses… Certes, le jeu reprend, comme nous le disions précédemment, les codes de la science-fiction, et l’ensemble est loin d’être parfait et ne décolle qu’après quelques heures. Mais l’univers est franchement développé et super accrocheur, et de nombreux rebondissements sont de la partie. Disons le tout de suite : les joueurs n’aimant pas la lecture passeront à côté de nombreux détails. Le jeu propose en effet de dénicher des dizaines et des dizaines de pages qui reviennent sur les événements (sur Terre ou sur Enoch), sur les environnements ou encore les personnages. C’est riche, très riche même, et tout lire est vraiment instructif. Il est certain que si on se limite aux cinématiques pas toujours bien mises en scène (et à la VF parfois douteuse), on pourra trouver ça léger, et c’est bien dommage. Mais ce qui nous intéresse également dans l’aventure Outriders, ce sont ses environnements. La démo n’était clairement pas représentative du contenu final ! Preuve en est, de nombreux joueurs n’ayant pas accroché à la démo ont finalement apprécié le jeu, grâce notamment à sa présence dans le Xbox Game Pass. De notre côté, nous avons testé le jeu sur PlayStation 5, et quasi intégralement en coopération. Concernant la durée de vie, nous avons mis 40h pour terminer la quête principale (au niveau de monde 12) et la moitié des quêtes secondaires, mais même après le générique de fin, il y a encore du boulot. Mais nous y reviendrons.


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Enoch est une planète qui réserve pas mal de surprises, notamment au niveau de ses environnements. Le jeu se veut extrêmement généreux et on passe d’un décor à un autre de manière fluide, découvrant tous les secrets des lieux. Forêt à la Avatar, désert, montagnes enneigées, bidonvilles, marais, ruines, tout y est et l’émerveillement est constant. Le level design opte pour des zones plutôt cloisonnées. L’ensemble fait très couloir, malgré quelques zones un peu plus ouvertes. Et c’est tant mieux, Gears of War 5 (et ses zones ouvertes chiantes et inutiles) ayant raté le coche de ce côté là. Nous avons apprécié la diversité de ses environnements, mais Outriders n’est pas là que pour vous faire voir du pays, et il va falloir jouer du flingue pour faire le ménage. Que voulez-vous, dès que les humains débarquent quelque part, il faut qu’ils tirent sur tout ce qui bouge. On pourrait désigner Outriders comme étant un TPS-looter, avec des notions de RPG. Le joueurs devra choisir sa classe, parmi 4 : Illusionniste, Pyromage, Telluriste et Technomage. L’approche est différente, mais le jeu fait la part belle à l’action et les sensations armes en main sont excellentes. Les développeurs savent de quoi ils parlent lorsqu’ils veulent faire ressentir un sentiment de puissance au joueur, et ça se sent, surtout lorsque l’on débloque les différents pouvoirs à utiliser via les gâchettes.


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Outriders propose une montée en puissance du personnage ultra jouissive. Oui, les premières heures sont classiques, on se retrouve avec 1 ou 2 pouvoirs sympathiques mais on passe surtout son temps à se mettre à couvert et à dégommer tout ce qui bouge. Puis notre personnage engrange son XP, on commence à débloquer des compétences puis de nouveaux pouvoirs. Et là, c’est la fête du slip, et on brûle, gèle, électrocute, découpe en rondelles ou encore explose tout ce qui vous empêche d’avancer. Les menus sont garnis mais faciles à appréhender, et on trouve les habituels marchands d’armes, d’équipements, et tout ce qu’il faut pour améliorer tout ça. Vous aurez besoin de matériaux, à récupérer dans les environnements ou en démontant vos objets. Tout ou presque est améliorable, de vos gants à votre fusil à pompe en passant par votre camion ou vos bannières. Trouver le build parfait sera clairement un objectif intéressant, et laissez-nous vous dire qu’après quelques heures, vous allez méchamment vous éclater. Chaque arme ou équipement peut également être accompagné d’améliorations liées à vos pouvoirs, sans parler des différents bonus d’attaque, de défense ou encore d’équipe. Exemple : une compétence de l’Illusionniste permet de remplir instantanément votre chargeur et d’en booster la puissance des balles. Si vous êtes équipé d’un fusil à pompe automatique par exemple, vous pourrez lâcher la purée une première fois, puis activer la compétence pour enchaîner avec un chargeur plein. Idéal face aux ennemis plus résistants.


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En plus du bestiaire humain et ennemi classique, vous allez tomber sur les élites, ces maudits sacs à PV qui semblent tout droit sortis de The Division. Il va falloir viser la tête et utiliser à bon escient vos capacités, certains fonçant tête baissée sur vous. L’IA est globalement bonne, même si on retrouve ces fameux kamikazes qui arrivent sur vous sans réfléchir. Les snipers en revanche vont vous donner du fil à retordre, ils se planquent avec intelligence, et certains ennemis n’hésiteront pas à vous contourner. Du côté des bestioles, certains pouvoirs de ces créatures risquent de vous faire vriller tant ils peuvent s’avérer dévastateurs. Nous préférons ne pas vous en dire plus sur les différentes capacités de vos Outriders, car les découvrir est vraiment sympa. Bien entendu, il faudra également looter un maximum de matos, à commencer par vos armes et votre équipement. Etre mal équipé sera souvent synonyme de défaite, et il faudra parfois revoir son stuff pour partir à nouveau à la bataille. Le jeu est parfois tendu, et certains pics de difficulté vont vous faire péter des câbles. Heureusement, la difficulté est paramétrable à tout moment. Concrètement, le « niveau du monde » augmente en même temps que votre expérience. Il existe 15 niveaux, de plus en plus difficiles mais qui permettent de débloquer du stuff de plus en plus cool. Un nouveau niveau de monde exige souvent de revoir son équipement et ses pouvoirs, pour ne pas finir en miettes… Certaines missions sont donc ardues, notamment celles vous demandant de ramener la tête d’une grosse bestiole ou d’un chef ennemi. En plus de la trame principale, on retrouve en effet de nombreuses quêtes secondaires, des missions de chasse, et tout un tas de défis. C’est bien simple, après nos 40 premières heures et le générique final, nous sommes immédiatement retournés dans le jeu pour continuer tout ça, et looter du matos encore meilleur ! Outriders a un goût de reviens-y qui fait vraiment plaisir, et il est possible de rejouer facilement une mission principale. On retrouvera également les expéditions, qui se débloquent après avoir complété la trame principale. Ces dernières sont vraiment difficiles et la coopération sera quasi obligatoire pour progresser, ainsi qu’une excellente préparation. On vous rappelle que le jeu est jouable jusqu’à 3, et que la coop est ultra jouissive. Les ennemis sont nettement plus nombreux et l’ensemble devient plus bourrin, chacun pouvant utiliser et combiner ses pouvoirs avec les autres. Rejoindre un ami ou une partie se fait de façon très naturelle, malgré quelques soucis de serveur


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Oui, le jeu a connu quelques difficultés (et qui perdurent encore) à son lancement. De notre côté, c’est bien simple, nous avons reçu le jeu en avance mais n’avons quasi pas pu le lancer lors des premiers jours. Déconnexions, lag, voire même impossibilité de lancer une partie : le jeu n’a pas été épargné et la grogne des joueurs est compréhensible, surtout qu’une connexion est obligatoire même en solo. Ajoutez à cela quelques soucis de synchro labiale (moins que dans la démo, heureusement), des quêtes qui ne se déclenchent ou ne se valident pas ou encore des scripts qui plantent… de quoi râler un peu (beaucoup) quoi… Les développeurs sont d’ailleurs sur le coup, et un patch a déjà été déployé, corrigeant de nombreux problèmes. Mais ces défauts sont inhérents aux jeux multi à leur sortie, et nous avons pris notre mal en patience. Nous avons bien fait, car même si tout n’est pas parfait à l’heure où nous écrivons ces lignes, le tout est beaucoup plus stable. Notre dernière session de jeu d’environ 7h s’est très bien passée, ouf… Seul le système de couverture fait parfois des siennes, et nous sommes souvent morts de façon vraiment stupide.


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Visuellement, Outriders est vraiment très joli. Bénéficiant d’une résolution en 4K dynamique et d’un frame rate impeccable en 60 images par seconde, le jeu de People Can Fly a de l’effet visuel à revendre. Certaines animations sont un peu raides et toutes les textures ne sont pas parfaites (certains décors peuvent être inégaux), mais l’ensemble est souvent superbe, et certains panoramas décrochent la mâchoire. L’anomalie donne lieu à des effets graphiques magnifiques et des couleurs parfaitement bien choisies, tandis que la jungle de nuit offre des effets de lumière travaillés. L’univers d’Outriders donne envie d’être découvert, et il est difficile de poser la Dualsense (pas vraiment exploitée au passage). « Allez, une petite dernière » a été notre phrase fétiche tout au long de l’aventure. Et cette dernière est loin d’être terminée. En plus d’avoir envie de booster notre personnage et de lui trouver le build parfait, nous relancerons l’aventure avec une toute nouvelle classe, histoire de nous éclater avec de nouveaux pouvoirs. Du côté des musiques, c’est plutôt réussi également malgré une certaine répétitivité, et seule la VF s’est avérée décevante. On notera pour finir que le jeu vous est vendu complet. Pas de microtransactions, et une histoire qui va du début à la fin. Tout ceci paraît normal, mais c’est de moins en moins fréquent ces dernières années, et il est bon de le préciser.



Outriders n’a pas la prétention de révolutionner le genre, mais ce qu’il fait, il le fait bien. La montée en puissance de votre personnage est excellente, et le scénario mérite vraiment que l’on s’y attarde et que l’on prenne le temps de lire toutes les pages disséminées dans le jeu. En plus d’être ultra varié visuellement, le jeu est souvent jouissif, surtout en coopération, et le loot est toujours gratifiant. Dès que l’on pose la manette, on a envie d’y retourner, pour découvrir de nouvelles zones, accomplir quelques défis, et surtout défourailler ses ennemis. Les pouvoirs sont puissants, les améliorations nombreuses, l’équipement est classe, le gameplay est efficace… Difficile de bouder son plaisir, et nous avons du mal à comprendre certaines critiques. Alors oui, le jeu est souvent très classique, les soucis de réseau ont vraiment handicapé le lancement, tout n’est pas parfait visuellement, mais ce qu’Outriders fait, il le fait avec sérieux. Encore une fois, la démo n’était pas représentative du contenu final, qui en a à revendre !


Les +

  • une histoire riche et accrocheuse
  • la planète Enoch, souvent superbe et vraiment variée
  • solo, coop jusqu’à 3 joueurs et cross-play
  • la montée en puissance du personnage, jouissive
  • gameplay efficace
  • le rythme global
  • pouvoirs excellents, améliorations nombreuses
  • tout est améliorable ou presque
  • excellente durée de vie, et pas mal de contenu
  • de nombreux défis
  • le bestiaire, varié
  • les différents niveaux de monde, qui ajoutent un sacré challenge
  • les expéditions, vraiment tendues
  • le loot, gratifiant

 

Les –

  • la mise en scène des cinématiques
  • la VF, très inégale
  • système de couverture capricieux
  • des pics de difficulté qui rendent fou
  • certains ennemis sont de vrais sacs à PV
  • un peu long à démarrer
  • beaucoup de lecture si on veut tout comprendre de l’histoire
  • les soucis techniques au lancement

Lageekroom

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