TEST : RIDE 4 réussit-il son virage vers la PlayStation 5 ?

Les italiens de Milestone démarrent fort l’année 2021 sur la nouvelle console de Sony ! Après MXGP 2020, testé il y a quelques jours, c’est au tour de Ride 4 de prendre le virage vers la new-gen avec une version PlayStation 5 que nous avons eu la chance de recevoir pour en parler sur le blog. Le portage est-il de qualité ? C’est ce que nous allons voir !


TEST : RIDE 4 réussit-il son virage vers la PlayStation 5 blog jeux video lageekroomNous avons beaucoup apprécié MXGP 2020 dans sa version PS5, et bien qu’il soit un opus de transition entre les anciennes et les nouvelles consoles, le jeu de Milestone a su nous accrocher avec ses ajustements techniques et son gameplay de qualité. Avec Ride 4, c’est un peu le même principe, et on notera que les versions PS4 et Xbox One « classiques » peuvent être upgradées vers la PS5 et vers la Series X via le Smart Delivery. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Ride 4, sachez que la saga a été lancée en 2015 et que les amateurs de 2 roues ont pu découvrir une licence qui a su perfectionner son gameplay et densifier son contenu d’épisode en épisode. Dans Ride 4, ce sont 176 motos qui vous attendent (+ plus de 80 en DLC) pour une trentaine de circuits. Chaque bécane est personnalisable (sans oublier votre pilote), que l’on parle de son esthétique ou de ses performances. Il faut admettre que la modélisation des motos est exemplaire dans cet opus, et que le réalisme est au rendez-vous ! Les développeurs commencent à être rodés avec les multiples jeux du genre qu’il développent, et ce Ride 4 récupère quelques éléments d’une autre de leur licence, et ajoute l’usure des pneus ou encore la gestion du carburant. Si ces features ne concerneront pas forcément les joueurs qui se contenteront de courses rapides, ceux préférant les courses d’endurance (certaines étant présentes dans le mode carrière) seront ravis.


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Le mode carrière vous demandera dans un premier temps de choisir votre ligue. On retrouve donc la ligue des Amériques, la ligue Asiatique ainsi que la ligue Européenne. Divers défis et épreuves seront à remporter et à débloquer, pour ensuite gagner des coupes et de nouvelles catégories. Le tout est assez classique, mais le challenge est clairement au rendez-vous. C’est bien simple, vous risquez d’en baver ! Le jeu est vraiment exigeant et le réalisme est au rendez-vous, rendant les premiers tours souvent frustrants à cause des nombreuses chutes. Bien que la difficulté soit ajustable et que des aides à la conduite soient présentes, le tout est vraiment difficile et nos premières courses se sont soldées par des résultats très moyens, voire médiocres. La courbe de progression est vraiment large, et après plusieurs heures de jeu, le plaisir est bien là, et on s’accroche pour gratter quelques places sans se vautrer lamentablement sur le bitume. La prise en main reste quoiqu’il en soit excellente, et gérer ses virages, l’accélération et le freinage demande un certain doigté. Si vous arrivez trop vite dans un virage, il sera trop tard pour espérer sauver la situation, et certains tracés ne sont pas avares en courbes serrées. Mais comme dit précédemment, cette difficulté peut s’avérer vraiment frustrante, surtout en mode carrière. Certains défis sont très corsés, et le simple fait de mordre un peu dans l’herbe ou à l’extérieur de la piste entraînera l’annulation du tour en cours… Dans le même ordre d’idée, certains défis vous demanderont de passer des portails radar le plus vite possible. Autant vous dire que les virages qui suivent ces lignes droites à pleine vitesse vont vous faire transpirer, si ce n’est gueuler un bon coup en cas de gamelle. Vous n’aurez souvent pas le droit à l’erreur, et il est malheureusement impossible de revenir en arrière pour changer de ligue, histoire de voir du pays, à moins de se créer un nouveau profil de pilote. C’est vraiment dommage, et une partie des joueuses et joueurs pourraient bien lâcher l’affaire avant d’avoir tout découvert…


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Et cette version PS5, elle donne quoi ? Visuellement, le jeu est vraiment très joli, même s’il reste un opus de transition, comme MXGP 2020. La résolution en 4K fait en tout cas bien le job et met en valeur les superbes modélisations des motos et de belles textures au sol. Elle permet également de sublimer la météo dynamique, nouveauté de cet opus. En revanche, les pistes sont toujours un peu vides et manquent de vie, donnant à l’ensemble un aspect un peu froid. Heureusement, quelques destinations, Japon en tête, permettent de donner un certain cachet à l’ensemble et de faire voyager le joueur. Le frame rate est impeccable et Ride 4 tourne sans broncher en 60 images par seconde, ce qui n’est pas du luxe tant le jeu demande à être précis dans ses trajectoires. On notera enfin que les temps de chargement sont ultra courts, et qu’il est possible de se la donner jusqu’à 20 sur la piste, le tout restant une nouvelle fois parfaitement fluide. Le très chouette mode photo permet de prendre de bien belles captures, dont certaines ont été utilisées pour notre test. Du côté de la DualSense, le rendu est très bon même s’il n’atteint pas le maître en la matière, à savoir WRC 9. Les retours haptiques procurent de chouettes sensations et la résistance des gâchettes renforce l’immersion. Les vues embarquées sont les plus kiffantes, avec un sound design au top ! Même s’il est possible de pousser l’immersion encore plus loin, le travail réalisé sur ce Ride 4 est réussi, et les sensations montent d’un cran, renforçant encore plus le sentiment de satisfaction lorsqu’on réussit une épreuve ! Dommage en revanche que le haut parleur de la manette ne soit pas exploité.


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Comme MXGP 2020, Ride 4 est un opus de transition, et sa mise à jour vers la PS5 et la Series X reste gratuite pour les possesseurs des anciennes versions. Le travail réalisé reste de qualité, et si le gameplay exigeant n’a pas changé, il est bonifié par la 4K et les 60fps. Sur PS5, la DualSense fait le job et renforce l’immersion, même s’il est possible de mieux faire. Les développeurs de Milestone livrent une version optimisée de leur jeu, déjà bon à la base, et comme pour MXGP 2020, nous avons hâte de découvrir le prochain opus qui sera, on l’espère, vraiment new-gen. Seule la frustration et la difficulté pourront en décourager certains, le jeu étant vraiment difficile. 


Les +

  • gameplay réaliste et exigeant
  • modélisation des motos au poil
  • 4K/60fps
  • la DualSense qui fait le job
  • la gestion de l’usure des pneus et du carburant
  • la météo dynamique qui pimente les courses

Les –

  • difficulté parfois (très) frustrante
  • le mode carrière, assez classique
  • décors souvent trop vides
  • quelques chutes rageantes à cause de l’IA

Lageekroom

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