TEST : WRC 10, le jeu de rallye nouvelle génération qu’on attendait ?

A l’œuvre sur la licence depuis WRC 5, le studio KT Racing n’a eu de cesse d’améliorer sa formule année après année, et nous en sommes déjà au dixième épisode. Ce WRC 10 débarque donc en cette rentrée 2021, avec de belles promesses et un gros contenu, dont une partie spécialement conçue à l’occasion du 50ème anniversaire du championnat du monde des rallyes. Notre expérience a-t-elle été aussi concluante qu’avec WRC 9 ? C’est ce que nous allons voir !


test avis critique review WRC 10 PS5 blog gaming lageekroomEt si on débutait ce test en vous parlant du mode 50ème anniversaire ! Ce dernier propose aux joueurs de participer à des rallyes des années 70, 80 ou 90. Terminer une épreuve en débloquera une nouvelle, et on commencera par le Rallye Acropolis de 1973. L’idée est excellente, et permet par exemple de retrouver les sensations du rallye de Suède de 2004, mais ces épreuves sont globalement difficiles, et toutes les débloquer est un véritable challenge, surtout que l’on doit faire avec la difficulté proposée sans possibilité de changer. C’est dommage, et cela aurait été préférable à nos yeux de les laisser toutes accessibles dès le départ pour nous permettre de choisir notre époque. Un poil de frustration donc, mais on ne boudera pas notre plaisir, car c’est clairement le genre de mode de jeu que l’on apprécie.


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A côté de ça, on retrouve les modes habituels des éditions précédentes, la recette étant désormais bien connue. En plus des défis quotidiens en ligne, du mode saison, de l’éditeur de livrées (pour personnaliser ses voitures), des clubs en ligne, du mode copilote ou encore de l’écran partagé en local, on retrouve l’excellent mode carrière, toujours aussi complet et accrocheur. Ne vous attendez pas à une mise en scène de folie à bases de cinématiques, l’ensemble reste un poil austère mais toujours aussi bien fait. On débute en Junior WRC ou en WRC 3, et il s’agira de gérer son calendrier pour enchaîner les événements, gagner de l’expérience et de la renommée, et investir dans la recherche et développement. C’est via le calendrier que l’on choisira de former son équipe, de se reposer, de participer à des épreuves spéciales ou à des rallyes, et l’embauche de personnel sera de la partie. La gestion d’équipe est importante, et engager un mécanicien permet d’augmenter la vitesse de réparation des véhicules tandis qu’un kiné réduit la fatigue de l’équipe. On n’oubliera également pas l’agent, qui permet de débloquer davantage d’événements. Divers objectifs, à court ou à long terme, sont également proposés, histoire de grapiller encore plus d’expérience, d’argent, ou de réputation auprès des constructeurs.


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Du côté de la R&D, de nombreuses améliorations sont à débloquer via des points de talent. On citera par exemple le boost d’XP, des bonus de moral, une chance accrue de tomber sur des événements rares, ou encore des changements liés aux performances et à la fiabilité de vos véhicules (dégâts subis diminués, meilleure adhérence sous la pluie, châssis renforcé, réduction des distances de freinage). L’ensemble est très complet et donne envie de s’y investir et d’enchaîner les saisons et les événements ! Les réglages occupent également une place importante dans la carrière, et en particulier la gestion des pneus. Les connaisseurs se feront plaisir, tandis que les autres utiliseront les réglages de base, plutôt bien fichus. Les développeurs ont également également ajouté le shakedown, qui permet avant chaque rallye de tester les réglages de la voiture sur une portion de route. Cela permet d’anticiper la conduite, de s’habituer aux différents types de revêtements et aux conditions météo avant de se lancer. Car une fois sur la route, la concentration est de mise et il faudra éviter de cligner des yeux durant de longues minutes pour ne pas finir dans un ravin.


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On retrouve le gameplay de WRC 9, complet et pointu mais néanmoins accessible grâce aux différentes aides. Précisons que le test a été effectué à la manette (avec une DualSense qui fait toujours aussi bien le job, mais nous y reviendrons) et que les sensations ont été excellentes. Le mode « équilibré » de cette version PS5, qui permet au jeu de tourner en 60 images par seconde, est clairement le plus adapté à une conduite aussi précise (on notera que le jeu propose également un mode 4K et un mode en 120Hz). Chaque spéciale regorge de petits pièges (flaque d’eau, petit rocher, arbre) et de routes plus ou moins étroites, et certaines vous feront vraiment transpirer des mains. On ressent parfaitement la différence entre les revêtements, et les courses de nuit en pleine tempête vous colleront de sacrés sensations. Rouler à travers une grosse flaque à pleine vitesse déséquilibrera la voiture, et votre frein à main sera souvent mis à contribution. Les spéciales de cette année se déroulent aussi bien au Kenya qu’en Finlande, en passant par l’Espagne, le Japon ou la Croatie (du contenu supplémentaire est à venir), et la variété est de mise. Du côté des véhicules, on retrouve les voitures officielles de cette saison 2021 mais également les voitures de légende que l’on aime tant, comme la Lancia Stratos (coucou Sega Rally), la Toyota Celica GT4 de 1992, la Citroën Xsara WRC de 2004 ou encore la Toyota Corolla de 1999. Le contenu est donc toujours aussi solide !


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WRC est parfois renversant

Et la DualSense alors ? Et bien à l’image de WRC 9, le pad de la PS5 décuple les sensations. Le haut parleur est mis à contribution pour toutes sortes de bruitages (graviers sous la voiture, buissons que l’on frôle ou percute) et les gâchettes adaptatives offrent des vibrations ultra immersives. C’est vraiment classe, et les dégâts sur la voiture entraîneront une résistance de ces dernières. On n’oubliera évidement pas les retours haptiques, qui se font plaisir lorsque l’on roule dans la boue ou sur la neige. L’immersion est vraiment au top, et contribue aux nombreuses sensations procurées par cette nouvelle version. Visuellement, cet opus monte d’un léger cran et propose des visuels très réalistes, une belle distance d’affichage et des véhicules modélisés à la perfection qui s’abiment et se salissent. Les effets de lumière sont très chouettes, et on notera également que les couleurs sont parfois moins criardes que dans WRC 9, rendant l’ensemble certes plus terne mais plus réaliste. Malgré tout, quelques couacs techniques sont au programme, comme un peu d’aliasing au loin, du clipping, et du tearing (image qui se déchire horizontalement) dans certains virages ou lorsque les particules sont nombreuses à l’écran (lorsqu’il y a de la poussière par exemple). Espérons qu’un patch vienne corriger tout ça ! Du côté des déceptions, on pointera également du doigt la modélisation des spectateurs le long des tracés, vraiment moyenne. Les développeurs ont communiqué récemment autour de l’ambiance sonore du jeu et de l’enregistrement des sons des moteurs, et il faut dire que le travail est réussi malgré un certain manque de spatialisation. On s’y croit malgré tout, en vue intérieure comme extérieure, et les commentaires (parfois originaux ou lançant des petites piques) de votre copilote (masculin ou féminin) sont toujours bien calés. Du tout bon donc !


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Malgré des petits défauts qui persistent d’épisode en épisode, ce WRC 10 est clairement une valeur sûre sur nos consoles et une excellente expérience si on apprécie les jeux de rallye ou de course en général. Avec son contenu conséquent, son gameplay parfaitement calibré à la manette, les sensations à la DualSense et ses visuels réalistes, le jeu de KT Racing convainc facilement, même si on sent que les développeurs n’ont pas pris énormément de risques. Mais quand une recette fonctionne, autant la peaufiner, et il ne manque plus qu’un petit patch pour gommer les quelques défauts techniques qui gênent un peu sur new-gen. 


Les +

  • un contenu très conséquent, en solo comme en ligne
  • du multi en local
  • gameplay à la manette parfaitement calibré
  • de nombreux réglages sur les véhicules
  • le mode carrière, solide
  • un mode « équilibré » au poil en 60 images par seconde
  • visuellement très chouette, avec de très beaux effets
  • la partie sonore, très travaillée (sons des voiture, copilotes)
  • les voitures de légende

Les –

  • quelques défauts techniques (tearing, aliasing, clipping)
  • le mode 50ème anniversaire, trop exigeant
  • quelques plantages et retours à l’interface PS5
  • DLC payant au lancement (l’Arena Panzerplatte à 4€99 par exemple…)

Lageekroom

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