Avis BD Grand Angle : Bagnard de Guerre (histoire complète)

Le duo Philippe Pelaez (au scénario) et Francis Porcel (au dessin) est de retour chez Grand Angle, avec « Bagnard de Guerre », un ouvrage que nous attendions tout particulièrement et qui sera disponible dès le 30 mars prochain ! Cette « suite » à « Pinard de Guerre » embarque Ferdinand Tirancourt au bagne de Cayenne, lui qui a eu à peine le temps de se remettre des tranchées. Des épreuves difficiles attendent notre personnage principal, détestable au premier abord mais qui avait réussi à nous toucher. Ferdinand va en baver à nouveau, mais va surtout faire des rencontres qui vont le marquer à vie. C’est parti pour notre avis !


Avis BD Grand Angle : Bagnard de Guerre (histoire complète) lageekroomSynopsis : Après ses déboires dans les tranchées, Ferdinand Tirancourt se retrouve au bagne de Cayenne pour y purger une peine qui, comme celle des autres insoumis dont il va partager le quotidien, sera longue et définitive. Envoyé au terrible camp forestier de Charvein, réservé aux fortes têtes, il est pris en grippe par un surveillant qui prend un plaisir pervers à le harceler. Pourtant, ce n’est pas ce qui inquiète le plus Ferdinand ; c’est cet autre prisonnier, étrange et silencieux, qui semble épier le moindre de ses gestes. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


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Nous avions été très emballés par « Pinard de Guerre » à sa sortie, « un ouvrage prenant, qui nous fait vivre l’atrocité de la guerre de l’intérieure, optant même pour une approche inhabituelle. On découvre le changement de comportement des soldats, qui boivent pour se donner du courage ou pour oublier, ainsi que celui du personnage principal, profiteur égoïste qui va changer son fusil d’épaule ». Ferdinand Tirancourt a toujours été égoïste, mais cela ne l’a pas empêché d’évoluer et de s’avérer étonnamment attachant. Le potentiel de ce personnage est grand, et Philippe Pelaez et Francis Porcel ont décidé de le faire revenir. Le scénariste a donc modifié la fin de « Pinard de Guerre » pendant son écriture, et envoie cette fois-ci Ferdinand au bagne, une épreuve de plus après ses déboires dans les tranchées. Une opportunité de proposer quelque chose de nouveau également, l’environnement étant bien différent. Mais les enjeux restent les mêmes, à commencer par la survie. Ferdinand a quoi qu’il en soit bien changé, et se tourne désormais davantage vers les autres, surtout lorsqu’il rencontre le personnage de David, un violoncelliste juif qui se retrouve lui aussi en Guyane après avoir cassé son violon sur la tête du directeur du conservatoire, qui le harcelait à cause de ses origines. Un personnage qui va vous rappeler Sacha, le danseur de ballets russes de « Pinard de Guerre », et que Ferdinand va prendre sous son aile. Si Ferdinand pensait avoir tout vu dans les tranchées, il se trompait, et le soleil de Guyane va lui faire autant de mal que certains gardiens sadiques ou prisonniers violents. La force mentale de notre héros est mise à rude épreuve. L’ambiance est très réussie, et on sent le danger venir à tout moment.

Les événements s’enchaînent avec rythme, et on se demande comment notre héros va pouvoir se tirer d’affaire. « Bagnard de Guerre » s’inspire du film Papillon de 1973 avec Steve McQueen ou encore de La Grande Évasion de 1963, avec le même acteur. Le suspense est au rendez-vous, et Ferdinand passe d’un camp à un autre, rencontrant des personnages menaçants mais également attachants. La tension est palpable, notamment quand son protégé David subit le harcèlement d’un autre détenu, qui compte bien s’occuper de lui à la nuit tombée. Ferdinand parviendra-t-il à s’évader de cet enfer ? Et pourra-t-il emmener ses amis avec lui ? Visuellement, on reste dans la même veine que le volume précédent, avec des visuels réalistes et des couleurs bien choisies. On ressent souvent le soleil écrasant de Guyane, même si l’ensemble aurait pu être encore plus poisseux.


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Après un très bon « Pinard de Guerre », Philippe Pelaez et Francis Porcel remettent ça et nous embarquent en Guyane sous un soleil écrasant. Le pauvre Ferdinand Tirancourt va découvrir, après la dure réalité des tranchées, celle du bagne, de ses gardiens sadiques ou autres prisonniers violents. L’ouvrage est parfois à réserver à un public averti, l’ambiance étant particulièrement immersive. Ferdinand va devoir survivre, mais n’en oubliera pas d’aider son prochain, notre héros ayant clairement évolué depuis ses débuts. Visuellement réaliste et n’en faisant jamais trop, l’ouvrage est aussi bon que le précédent, évite toute redite (le changement radical de contexte aide beaucoup), et propose une succession d’épreuves difficiles, entrecoupées de moments plus légers grâce au personnage de David. Si une suite est prévue, nous avons hâte de la découvrir !


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