Avis Manga Glénat : Jizo (one-shot)

Première collaboration entre Mato, une jeune illustratrice japonaise et Mr Tan alias Antoine Dole, scénariste de BD (Mortelle Adèle), de manga (4Life), et de romans jeunesse (Ueno Park), Jizo est un one-shot disponible depuis le 21 octobre 2020 aux éditions Glénat. Sa couverture aussi belle que mystérieuse nous intriguait depuis sa sortie, et nous avons eu la chance d’en recevoir un exemplaire de la part de l’éditeur. Nous avons été totalement convaincus par cet ouvrage, et il est temps de vous dire pourquoi.


Avis Manga Glénat : Jizo (one-shot)Synopsis : Aki ne retrouve plus le chemin pour rentrer chez lui. Tout le monde semble indifférent à cet enfant perdu. Tous… sauf Jizo, un étrange garçon sorti de nulle part. Est-ce un enfant des rues ? Va-t-il vraiment le ramener chez lui ? A-t-il raison de le suivre dans le temple où il l’emmène ? Malgré son grand sourire, Aki peine à faire confiance à son nouvel ami. Surtout qu’une effroyable sorcière chasse les enfants à la tombée de la nuit… L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis Manga Glénat : Jizo (one-shot)


Lorsque l’on découvre le jeune Aki, il est un peu désorienté. Le petit garçon est dans un parc, assis sur un banc. Il pleure car il est perdu, et aimerait bien pouvoir rentrer chez lui et retrouver sa maman. Mais sa solitude est de courte durée, car Aki vient d’être rejoint par un autre garçon dénommé Jizo. Ce dernier semble amical, et propose même à Aki de l’aider à rentrer chez lui, allant même jusqu’à lui donner des caramels. Mais Aki sait qu’il ne doit pas suivre les inconnus, et peine à faire confiance à Jizo malgré son côté amical. Aki décide donc de partir de son côté à la recherche de sa maison, car ses parents doivent s’inquiéter de son absence. Mais des choses étranges semblent se passer : toutes les rues se ressemblent, les passants semblent ignorer Aki et la nuit tombe incroyablement vite. Mais Jizo fait son retour, et demande à Aki de l’accompagner jusqu’à un temple où il sera en sécurité. On découvre en effet qu’une sorcière bien flippante semble prendre en chasse les enfants perdus, pour les enchaîner et traîner leurs corps derrière elle. Une vision d’horreur, pour Aki et pour le lecteur, et c’est un jeu de cache-cache qui va démarrer. Aki parviendra-t-il à échapper à la sorcière ? Mais surtout, retrouvera-t-il le chemin vers sa maison ?

Si vous vous intéressez un peu à la culture japonaise, le Bouddha Jizô vous dit peut-être quelque chose. Si ce n’est pas le cas, nous ne rentrerons pas dans les détails dans cet article pour ne rien vous spoiler, l’histoire de ce one-shot étant vraiment intéressante mais surtout touchante. Nous avons de notre côté rapidement deviné la finalité de l’histoire, mais qu’importe : l’émotion est clairement au rendez-vous. On s’attache rapidement à Aki, et on a peur avec lui. Peur de l’abandon, peur de l’inconnu, peur du noir : des craintes d’enfant en fin de compte, ici décuplée par les événements étranges mais surtout par la présence de la sorcière, vraiment stressante. Aki peut-il vraiment faire confiance à Jizo ? Peut-être bien que oui, et le lien entre les 2 personnages va monter en puissance de page en page, le tout étant amené de belle manière. Si l’ambiance horrifique est réussie, c’est clairement l’amour qui est au cœur du récit, et certaines séquences sont particulièrement touchantes. Difficile, une nouvelle fois, d’en dire davantage sans spoiler, mais sachez que la plupart des thèmes sont abordés avec justesse. Visuellement, nous avons beaucoup apprécié le travail sur le contraste jour/nuit et cette dualité lumière/obscurité qui propose 2 ambiances radicalement différentes. Le grand format de l’ouvrage, en 145 x 210 mm, permet à Mato de proposer de bien belles illustrations de nos personnages, mais également des décors (ruelles dans lesquelles on se perd avec notre personnage, forêt et temple magnifiques). Les visages attachants des enfants (et surtout celui toujours souriant et rassurant de Jizo) tranchent avec le faciès de la sorcière, qui parvient à nous procurer quelques frissons.


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« Jizo » est un ouvrage réellement touchant. Si on pourra rapidement deviner ce qu’il en est du côté de son scénario (surtout en ayant quelques notions liées au folklore japonais), l’ambiance est excellente et le coup de crayon réussi. Le grand format aide à s’immerger dans cette aventure qui mélange poésie et horreur avec le parfait dosage, traitant de thèmes forts et touchants avec justesse. On ne peut que vous conseiller la lecture de cet ouvrage, riche en émotions. 


Lageekroom

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