Avis Manga Glénat : Ningyo (one-shot)

Première collaboration entre Mato, une jeune illustratrice japonaise, et Mr Tan alias Antoine Dole, scénariste de BD (Mortelle Adèle), de manga (4Life), et de romans jeunesse (Ueno Park), le one-shot « Jizo » avait su nous convaincre et nous procurer quelques frissons, grâce à une ambiance excellente. Le duo est de retour en ce mois de mai aux éditions Glénat (le 18 très exactement), avec « Ningyo », un nouveau one-shot qui va nous emmener dans la forêt d’Aokigahara, au Japon, également appelée “la forêt des suicidés”. Une destination qui annonce la couleur, pour un ouvrage qui s’inspire une nouvelle fois du folklore japonais. C’est parti pour notre avis !


Avis Manga Glénat : Ningyo (one-shot)Synopsis : La forêt d’Aokigahara au Japon, autrement appelée “la mer d’arbres” ou “la forêt des suicidés”… Un homme y perd la vie, comme guidé par de mystérieuses créatures. Quelque temps après, Kai, son petit frère, arrive sur place, bien décidé à découvrir les raisons de sa disparition. Mais au fur et à mesure qu’il s’enfonce au cœur de cette forêt, le lieu semble se transformer… Et si la rencontre d’un humain et d’une sirène pouvait influencer l’avenir du monde ? L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis Manga Glénat : Ningyo (one-shot)


Après l’excellent « Jizo », nous attendions avec impatience ce nouveau projet de Mato et Mr Tan ! On reconnait sans mal avec « Ningyo » le style de l’illustratrice et du scénariste, leur ouvrage étant une nouvelle fois proposé dans un grand format (145 x 210 mm) qui assure une lecture confortable et une belle mise en valeur des illustrations. Visuellement, « Ningyo » propose un coup de crayon assez épais mais des décors et des visages qui ne manquent pas de détails. L’immersion est excellente, et on se perd dans l’immensité de cette forêt aussi sublime que sombre. Notre héros s’y rend pour découvrir les raisons de la disparition de son grand frère, qui semble avoir été « appelé » par des créatures mystérieuses… Rêve ou réalité ? L’environnement (souvent hypnotique) semble se transformer au fur et à mesure de l’avancée de notre héros, qui va découvrir ce qui se cache en ce lieu aussi envoûtant que sinistre. Quelle malédiction attend Kai ? En apprendra-t-il plus sur la disparition de son frère ? C’est que vous allez découvrir à la lecture de ce one-shot immersif, aux illustrations souvent superbes mais qui s’avère à nos yeux un peu moins impactant que « Jizo », notamment dans sa partie horrifique.

Malgré ses forces et une certaine puissance dans sa mise en scène, nous devons avouer avoir une préférence pour l’œuvre précédente de Mato et Mr Tan. Néanmoins, « Ningyo » ne manque pas de qualités, qu’elles soient visuelles ou narratives, et cette histoire de créature mythologique japonaise (leur folklore étant particulièrement riche) reste accrocheuse. Sombre mais également rempli d’espoir, le scénario de Mr Tan va à l’essentiel sans en faire trop, et cette simplicité reste appréciable. Les thèmes abordés sont forts, l’ouvrage nous parlant de suicide, de mal-être, et dans un sens plus large d’humanité. Et comme nous le disions précédemment, le scénariste parvient à distiller des moments d’espoir, mis en scène de belle manière par Mato. Même si nous avons préféré « Jizo », son histoire nous ayant davantage touchés, ce « Ningyo » a de belles choses à proposer et parviendra sans mal à trouver son public.


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Bien qu’un léger cran en dessous de « Jizo », la précédente création du duo Mato/Mr Tan, le one-shot « Ningyo » affiche de belles choses. Son grand format permet aux dessins de pleinement s’exprimer, et les thèmes abordés sont traités avec justesse. Une certaine noirceur se dégage du récit, contrebalancée par un espoir toujours présent. C’est beau et immersif, mais peut-être un poil moins intense que « Jizo », qui a su davantage nous toucher. 


Lageekroom

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