Avis : The Last Detective (récit complet – éditions Drakoo)

En ce mois de mars 2022, les éditions Drakoo ont décidé de prendre des risques, et d’éditer leur premier comics en provenance d’Amérique du Sud. Déjà publié dans de nombreux pays, « The Last Detective » est signé Claudio Alvarez et Geraldo Borges et nous embarque dans une enquête sombre à la découverte de Joe Santos, détective en exil depuis une dernière enquête qui a brisé sa vie. Mais notre anti-héros n’en a pas encore fini avec son passé, et pourrait bien être le salut d’une commissaire dépassée par les événements. Nous avons eu la chance de recevoir l’ouvrage afin de vous parler, et il est temps de vous donner notre avis. C’est parti !


Avis : The Last Detective (récit complet - éditions Drakoo) lageekroomSynopsis : Dans un futur proche, une nouvelle drogue de synthèse fait des ravages dans l’état de New Amazonia. Elle vous promet tout ce dont vous pouvez rêver, beauté, pouvoir, succès… mais 5 jours plus tard, vous mourrez dans d’atroces souffrances. La commissaire à la tête des forces de l’ordre, humaines et robotiques, fait le lien avec une série de meurtres ayant eu lieu 20 ans plus tôt et qui a coûté la vie à sa sœur… Elle n’a d’autre choix que de faire appel à Joe Santos, une légende, et l’ancien équipier de sa sœur, qui s’est exilé dans la jungle depuis. Accompagné d’un androïde palliant ses faiblesses physiques, il va replonger au cœur de l’enquête qui a brisé sa vie… L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


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Vous l’avez compris en découvrant le titre de notre article : « The Last Detective » est un récit complet, un one-shot dont le temps de lecture est au final assez court, mais qui s’avère riche en événements. On ne tourne pas autour du pot, le récit proposant un rythme intense, trimballant nos personnages d’un lieu à un autre pour les besoins de leur enquête. Joe Santos était pourtant bien planqué au fond de la jungle, lui qui est traqué par les autorités. La sœur de la commissaire serait morte par sa faute, et Jos Santos lui-même en a bien bavé, son corps étant rafistolé avec des éléments robotiques. Une ambiance à la Cyberpunk/Deus Ex se dégage des premières pages, et on s’immerge sans mal dans l’univers futuriste de l’ouvrage. Les enjeux sont bien expliqués, et de nombreux rebondissements rythment la narration. Santos est la personne désignée par une IA pour tenter d’arrêter ceux qui diffusent une drogue qui fait des ravages, comme 20 ans auparavant. Une drogue synthétique qui tue en 5 jours, dérivée du vitrium, « le minerai qui fait marcher le monde » pour les politiciens. En cas de consommation de cette drogue, on se sent puissant, beau et totalement euphorique pendant 5 jours, avant que nos organes n’explosent littéralement dans une gerbe de sang (on en a un aperçu concret durant la lecture). On aurait aimé profiter de davantage de plans larges pour admirer les lieux, mais on ne fera pas la fine bouche, car les visuels sont vraiment très beaux. Les personnages sont détaillés, et l’ouvrage propose même des articles de journaux pour en apprendre davantage sur le lore et les enjeux politiques et économiques du pays. C’est très classe, et les scènes d’action s’avèrent très dynamiques.

Mais là où le comics fait fort, c’est dans l’écriture de ses personnages. En découvrant Joe Santos, nous avions peur d’avoir affaire à un énième cliché du cinéma des années 90, le gars en colère, planqué dans sa jungle, et qui va débarquer pour botter des miches. C’est un peu ça au final, mais notre héros est attachant, et son background est intéressant. Et puis il y a le duo qu’il forme avec sa coéquipière automate, qui suit les protocoles à la lettre, tout l’inverse de Joe forcément. A chaque descente dans un lieu craignos, l’automate demande si elle peut scanner tous les individus et les arrêter, et s’oppose bien souvent aux décisions de Joe, qui ne se prive pas pour l’envoyer bouler. Le duo fonctionne vraiment bien, et va s’avérer très complémentaire. C’est même parfois drôle, et la machine devient aussi attachante que l’humain, posant comme souvent quelques questions intéressantes sur l’intelligence artificielle et son humanisation. Quoi qu’il en soit, Joe va avoir à cœur de boucler son enquête et de chasser les démons de son passé, en retrouvant quelques vieilles connaissances. Il se prend rapidement au jeu, et nous avec !


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« The Last Detective » est un excellent one-shot, visuellement très chouette et rythmé. La narration est fluide, les rebondissements font mouche, et l’humour de notre duo fonctionne vraiment bien. Une très bonne pioche à découvrir aux éditions Drakoo, même si l’ensemble est trop court à nos yeux. On a clairement envie d’en découvrir davantage sur cet univers et sur les personnages, déjà bien mis en valeur mais qui méritent un retour dans un futur ouvrage !


Lageekroom

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