Avis Manga Glénat : Réimp’ ! – Tome 1

Disponible depuis hier, le 6 octobre très exactement, le premier tome de « Réimp’ ! » s’avère original sur bien des points. On y découvre la jeune Kokoro, qui a du arrêter le judo suite à une blessure et qui change totalement d’orientation en se faisant embaucher par une maison d’édition. Entre le sport et ce travail dans le milieu du manga, les points communs sont bien plus nombreux qu’on pourrait le croire, et ce premier tome va nous embarquer dans une aventure rythmée nous présentant l’envers du décor ! C’est parti pour notre avis. 


Avis Manga Glénat : Réimp' ! - Tome 1 critique manga lageekroomSynopsis : Nombreux sont ceux qui aspirent aujourd’hui à devenir mangaka ou éditeur manga. Mais saviez-vous que ce n’était pas la seule manière de travailler dans le manga ? C’est ce que va découvrir Kokoro, embauchée dans une maison d’édition pour avoir fait une prise de judo à son président. Affectée à l’éditorial manga, elle va peu à peu faire connaissance avec l’univers qui l’entoure… À la différence de Bakuman qui présente un huis-clos entre un auteur et un éditeur souhaitant créer le prochain hit shonen, Réimp’ ! offre une description plus réaliste et seinen, avec une multitude de personnes : commerciaux, libraires, graphistes, assistants… tous là pour porter l’œuvre jusqu’à son lecteur. Les mangaka ne sont évidemment pas en reste, avec une galerie de personnages qui nous semblent étrangement familiers : le grand auteur légendaire passé de mode, l’ex-hitmaker qui n’arrive plus à vivre de son art, la jeune autrice hésitante, le jeune prodige torturé… Avec un style brut mais sensible, l’autrice décrit avec fougue la passion qui habite tous ses personnages. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


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C’est de manière peu conventionnelle que Kokoro va réussir son entretien d’embauche. Un véritable parcours du combattant en plusieurs étapes, qui va se solder par une prise de judo sur son patron… Oui, c’est original, mais cela a convaincu le boss qui venait tester sa future recrue. Car des qualités sportives, il en faudra pour résister à la pression et au rythme de boulot qui attend notre héroïne aux oreilles d’ourson. Cette dernière va se lancer avec motivation dans ses nouvelles missions, et rencontrer tout un tas de personnages aussi intéressants les uns que les autres. En plus de ses nouveaux collègues, Kokoro va avoir l’occasion de croiser la route de grands auteurs à succès ou encore de commerciaux et de libraires. L’ensemble est vraiment riche, et on en apprend beaucoup sur ce milieu si particulier, que cela concerne le travail intense et souvent stressant des auteurs ou encore celui de leurs assistants. Chaque auteur a son propre style et il leur est parfois difficile de se réinventer, préférant se baser sur leurs acquis. Mais les générations évoluent, et certains jeunes lecteurs se basent davantage sur les dessins que sur les histoires proposées. La réalité des faits nous saute aux yeux, et l’aspect économique également. Définir la quantité d’impression (et de réimpression, d’où le titre du manga) idéale est très importante : il faut suffisamment de quantité pour donner de la visibilité à une œuvre mais pas trop pour ne pas se traîner du stock dormant. Certains avis s’opposent, et l’ensemble est vraiment intéressant à découvrir.

Au milieu de tout ça, Kokoro trouve sa place, montre ses qualités et sa motivation, non sans une certaine fraîcheur. On en découvre également davantage sur son patron et son passé, dans une séquence assez touchante. Le côté humain est largement mis en avant, et on prend bien conscience des enjeux : un échec commercial a des répercussions sur tous les employés. Les personnages sont bien mis en valeur tout au long du récit, et le coup de crayon de Naoko Mazda est fin mais également très énergique. Certes, les dialogues et explications sont très nombreux, mais il se dégage un certain punch de l’ensemble. La découverte de ce milieu si particulier et au final réussie, et ce premier tome nous plonge directement dans le bain. Disponible au Japon depuis 2012 (avec déjà 16 tomes à découvrir), la série démarre donc chez nous avec panache. On notera que cette édition française contient un entretien très intéressant de Quentin Gratpanche, responsable commercial pour les éditions Glénat, et très riche en informations en lien avec son activité.


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Ce premier tome de « Réimp’ ! », bien que très bavard, nous immerge dans un milieu que l’on est très loin de connaître. Que l’on parle des auteurs, des assistants, du marketing ou encore des libraires, il y a beaucoup à découvrir sur le milieu du manga et des maisons d’édition, et cette immersion aux côtés d’une Kokoro énergique ne manque pas de panache. Un premier tome réussi donc, qui donne clairement envie de poursuivre l’aventure. 


Lageekroom

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